En plus de la lumière activée par les pas des passants qui graviront les marches du Palais Montcalm, le son s'ajoute cette année.

Le Festival des lumières appelé à scintiller encore plus

Après un «engouement» fort apprécié des organisateurs pour sa première présentation, le Festival des lumières de Québec est appelé à grandir dans les prochaines années.
De 12 installations illuminées en ville, le nouvel événement ayant remplacé QuébecAdabra! pendant la période des Fêtes passera certainement à un plus grand nombre dès l'année prochaine, jusqu'à devenir au fil des ans «un gros festival» de la région.
Sébastien Huot, de la compagnie Evenma, admet que la nouvelle dénomination de l'événement, beaucoup plus ciblée sur un thème précis et parlant plus aux gens, s'est reflétée de manière positive sur l'achalandage, un peu partout en ville, du 21 au 31 décembre dernier.
«On sait que l'engouement était là», assure M. Huot, qui travaille de pair avec son partenaire Alexandre Caron. «Le fait qu'on ait changé le nom, de QuébecAdabra! à Festival des lumières, a eu un impact direct sur le fait que les gens ont voulu profiter de l'activité». Un bilan, avec une estimation du nombre de visiteurs, sera d'ailleurs présenté aux médias le 6 janvier.
«Notre but, c'est que ça devienne récurrent et que ça devienne un gros festival avec plusieurs [attractions], poursuit M. Huot. Cette année, c'était une première mouture avec une douzaine d'installations, mais notre but est d'en augmenter le nombre pour faire de Québec une ville festive en mettant en valeur son architecture.»
M. Huot fait souvent la comparaison avec Lyon, qui tient «le plus gros festival des lumières au monde», avec 78 attractions. Or, les Lyonnais n'ont que quatre jours pour apprécier le tout, comparativement à 11 pour les Québécois.
Une formule plus imposante mais plus courte serait-elle l'option envisagée à Québec pour les années à venir? «Non», assure M. Huot, qui comprend tout de même pourquoi Lyon concentre ses activités sur une période moins longue qu'à Québec. «Il y a un coût relié à la sécurité, à l'entretien et à la location de matériel quand on tient ça sur plusieurs jours. Ça pourrait être une solution [pour Québec], par contre, ce qu'on veut, c'est réussir à augmenter nos commandites privées, nos revenus autonomes [et nos subventions] pour rajouter des installations.»
Pour sa première représentation, le Festival des lumières disposait d'un budget d'environ 600 000 $, et a entre autres reçu de l'aide de partenaires publics, provenant des trois ordres de gouvernement. L'événement a été lancé lors du solstice d'hiver, le 21 décembre, afin «d'éclairer la nuit la plus courte de l'année».
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Place à Houblon & Cie
Le prochain défi pour Evenma, qui s'occupe entre autres du Festibière de Québec, est de plancher sur le tout nouvel événement frère du rendez-vous annuel des amateurs de bière dans la capitale. Houblon & Cie, qui remplace en quelque sorte la Brassée du Carnaval de l'an dernier, se tiendra à Espace Dalhousie, du13 au 15 mars. La prévente des verres, qui font office de billets d'entrée, est déjà commencée depuis quelques semaines.
Bien que l'événement ait été présenté comme étant un Festibière d'hiver, toutes les activités se tiendront à l'intérieur. «Ça va permettre de moins limiter les gens à venir faire un tour, parce que s'il fait moins - 30 et que c'est dehors, il faut s'habiller en conséquence», mentionne le promoteur Sébastien Huot, qui signale toutefois que les microbrasseurs présents auront certainement des «bières plus hivernales» à proposer aux visiteurs.