Le conseil municipal express

Québec 21 annulerait le projet de quartier général de la police de Québec dans Lebourgneuf et le réaménagement de l’édifice F.-X. Drolet et ouvrirait plutôt deux nouveaux postes de quartier en plus des trois existants.

Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, Jean-François Gosselin, a présenté la position de son parti en matière de répartition des effectifs policiers en conférence de presse lundi. Selon cette position, le quartier général de la police de Québec serait maintenu dans le secteur de Limoilou, Saint-Roch et Saint-Sauveur afin de s’assurer de le garder près de la Cour municipale. «Nous croyons que le plan de déploiement de la Ville est une erreur car il centralise au lieu de décentraliser vers les postes de quartiers», a affirmé M. Gosselin. Au lieu de fermer les postes de quartiers de Charlesbourg et Haute-Saint-Charles, M. Gosselin les garderait en place et en ouvrirait un autre à Beauport. Il évaluerait en plus l’ajout d’un poste de police avec patrouilleurs dans le secteur Cap-Rouge-Laurentien pour assurer une meilleure couverture de proximité.

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G7: LABEAUME DERRIÈRE LES COMMERÇANTS

À l’approche du sommet du G7, le maire Régis Labeaume a tenu à aviser les commerçants de Québec qu’il était derrière eux. «Il n’y a aucune raison pour que quiconque à Québec ait des pertes financières à cause du G7 et des manifestations», a-t-il déclaré en point de presse. Il leur a rappelé que le gouvernement fédéral avait mis en place une structure afin de les dédommager en cas de dommages subis lors de manifestations en marge du sommet du G7. «Et les commerçants auront notre soutien à 100%. Si on sent que le processus ne fonctionne pas, on sera à 100 % derrière eux autres. On va se débattre avec eux autres, on ne les laissera pas tout seuls se débattre», a-t-il insisté. Par ailleurs, des agents de la firme Sécurité Sirois ont fait leur apparition à l’hôtel de ville en prévision du G7. Le maire n’a toutefois pas voulu élaborer sur la question. «La sécurité, la meilleure chose pour qu’on soit sécure, c’est de ne pas en parler», a-t-il conclu. 

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GOSSELIN COMPARÉ À TRUMP

N’ayant vraiment pas apprécié le projet de répartition des effectifs policiers du chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Jean-François Gosselin, le maire Régis Labeaume n’a pas hésité à comparer le chef de Québec 21 au président américain Donald Trump. «Les infractions au Code criminel à Québec ont chuté de 22% depuis 2012. Il n’y a pas une ville de 600 000 habitants au monde plus sécure que Québec! Les Républicains aux États-Unis font ça, ils parlent de sécurité. Pour devenir intéressant, pour avoir sa face dans le journal, M. Gosselin parle de sécurité. Il y en a un qui fait ça, il parle de construire un mur», a déclaré le maire durant la séance du conseil. «C’est dépassé et ignorant de faire de la planification par bâtisse», a-t-il repris au sujet du plan de l’opposition de ne pas fermer des postes de police de quartier et d’en ouvrir d’autres. «En anglais, ils disent «If it ain’t broke, don’t fix it» (si ce n’est pas brisé, ne le réparez pas)», a-t-il conclu.

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DES MUSICIENS DE RUE MÉCONTENTS 

Des musiciens de rue ont déposé lundi une pétition au conseil municipal de Québec pour protester contre la sévérité de la nouvelle réglementation sur la rue Saint-Jean. La Ville a retiré cette année un site aux musiciens de rue utilisant un amplificateur en plus de réduire de façon importante les heures d’un autre. «La sévérité de cette réglementation est excessive et injustifiée», a plaidé Rebecca Breton, de l’Association de musique de rue de Québec. La conseillère municipale Marie-Josée Savard a répondu que seuls les sites avec amplificateurs étaient concernés. «On n’ôte pas les amuseurs de la rue Saint-Jean, mais il faut en même temps respecter les résidents», a-t-elle expliqué, assurant qu’elle souhaitait aussi régulariser le cas des bars et des terrasses avec un système de sonorisation à l’extérieur.