La maison Vilar se trouve sur le même îlot que la propriété du CHU de Québec.

Le CHU de Québec achète la maison Vilar pour 8,9 millions$

La soixantaine de résidents de la maison Vilar, une résidence privée pour aînés située avenue de Vitré, près de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, devront déménager d’ici les 12 prochains mois. Le CHU de Québec a acquis la maison au coût de 8,9 millions $ pour y aménager l’hôtellerie hospitalière du nouveau complexe hospitalier.

La maison Vilar se trouve sur le même îlot que la propriété du CHU de Québec. «La proximité avec le futur Centre intégré de cancérologie, les aménagements déjà en place répondant presque entièrement aux activités d’hôtellerie hospitalières, les économies financières en comparaison avec la construction d’une nouvelle infra­structure ont guidé le CHU dans sa décision de procéder à cette acquisition», explique l’établissement dans un communiqué. 

Actuellement située à l’Hôtel-Dieu de Québec, l’hôtellerie hospitalière, qui possède 63 lits, dessert la clientèle en cours de traitement médical (particulièrement en oncologie et en néphrologie) demeurant en région éloignée. Selon le CHU de Québec, la nouvelle installation offrira 75 lits et pourrait desservir d’autres clientèles (grands brûlés, neurologie et traumatologie). 

Accompagnement

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a été mandaté pour aider la soixantaine de résidents de la maison Vilar à se relocaliser et à vivre cette transition «le plus sereinement possible». Le transfert de la clientèle ne se fera que lorsque le Centre de cancérologie sera opérationnel, en décembre 2020. 

«Dès l’annonce aux résidents, le CIUSSS était présent pour soutenir et accompagner les résidents et leurs familles. Nous sommes là pour les aider à se relocaliser et à vivre cette transition le plus sereinement possible. Chaque famille est accompagnée par nos intervenants», a indiqué au Soleil une porte-parole du CIUSSS, Mélanie Otis.

Pour le CIUSSS, «il ne s’agit pas seulement de trouver un endroit où relocaliser les résidents mais de trouver la meilleure solution pour chacune des personnes, le milieu de vie le plus adapté à leurs situations, selon les besoins et les intérêts». «On ne laissera personne en plan, on va trouver une solution pour tout le monde», a insisté Mme Otis.