Le Bureau de la concurrence dénonce notamment les restrictions quant aux lieux, au nombre de camions de cuisine de rue et aux heures jugées trop restrictives.

Le Bureau de la concurrence dénonce les restrictions aux camions-restaurants

Les restrictions aux camions de cuisine de rue imposées par plusieurs municipalités canadiennes, dont Québec, risquent «de réduire les choix pour les consommateurs et de bloquer l'innovation», estime le Bureau de la concurrence du Canada.
Dans un communiqué publié mardi, l'organisme note une variation considérable à travers le pays en ce qui a trait à la réglementation pour les camions-restaurants. Sans nommer explicitement Québec, le Bureau de la concurrence encourage l'ensemble des municipalités canadiennes à laisser tomber les restrictions en ce qui a trait à la cuisine de rue. 
Plus précisément, c'est limiter les camions-restaurants à certains lieux préétablis, exiger une distance minimum entre ces derniers et les restaurants et établir des heures d'opération trop restrictives que décrie l'organisme gouvernemental. 
Rappelons qu'à Québec, le projet pilote de camions-restaurants débuté cet été permet aux six camions restaurants enregistrés de vendre des plats à cinq lieux précis. Ces lieux ont été choisis pour ne pas nuire aux restaurants situés sur les artères commerciales.  
Modèles d'affaires distincts
Or, «les services de restauration mobile et les restaurants constituent deux modèles d'affaires distincts, qui exigent des niveaux d'investissements différents et offrent des niveaux de service différents», souligne le Bureau de la concurrence, qui suggère que le marché choisisse lui-même les gagnants. 
«Il peut être avantageux de lever les restrictions entourant l'exploitation de camions de cuisine de rue et autres services de restauration mobile, de manière à accroître la concurrence, l'innovation et le choix offert aux consommateurs», conclut l'organisme. 
Contactée par le Soleil, mardi après-midi, la Ville de Québec n'avait pas encore pris connaissance de la publication du Bureau de la concurrence.  La porte-parole de la Ville, Marjorie Potvin, a toutefois rappelé que «les recommandations quant aux modalités du projet pilote de cuisine de rue ont été formulées par un groupe de travail formé d'experts dans le domaine de la restauration». Des consultations publiques ont aussi été tenues, pointe-t-elle. 
La réglementation des camions-restaurants ne changera donc pas davantage, cet été, mais la Ville n'exclut pas d'y apporter des modifications durant l'hiver en vue de l'an deux du projet pilote, énonce Mme Potvin.