Le ministre François-Philippe Champagne a confirmé que le gouvernement du Québec avait transmis à son ministère le dossier du réseau structurant en transport en commun de la Ville de Québec.

L’avenir du tramway entre les mains d’Ottawa [VIDÉO]

Le financement du projet de tramway de la Ville de Québec est maintenant entre les mains du gouvernement fédéral, où le dossier est à l’étude depuis peu.

Le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, a confirmé vendredi que le gouvernement du Québec avait transmis à son ministère le dossier du réseau structurant en transport en commun de la Ville de Québec.

C’est une étape importante qui a été franchie, étant donné que le projet de trois milliards de dollars doit être financé à 40 % par Ottawa. Le ministre Champagne ne pouvait confirmer que la somme espérée sera au rendez-vous. Cependant, il a réaffirmé la volonté de son gouvernement d’aider la Ville de Québec.

«On a dit que c’était important pour Québec. C’est quelque chose que nous aussi on considère. Soyons clairs, on a mis 5,2 milliards de dollars au Québec en transport en commun pour les dix prochaines années. On veut le réaliser avec le gouvernement du Québec. Il reste à faire avec nos fonctionnaires un travail de diligence raisonnable.»

Le ministre Champagne a d’ailleurs rencontré, jeudi, le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel. «Ça fait deux ou trois fois qu’on se rencontre. On a dit qu’on allait travailler de concert. C’est le type de projet qu’on a dit qu’on voulait voir parce que ça réduit les gaz à effets de serre et ça amène plus de mobilité dans la grande région de Québec», ajoute l’élu fédéral.

Celui-ci ne pouvait donner un échéancier quant à une date possible où son gouvernement annoncerait la participation du fédéral. Mais rappelons que des élections fédérales auront lieu à l’automne.

Au bureau du ministre des Transports du Québec, son attachée de presse, Sarah Bigras, explique que le transfert du dossier au fédéral confirme l’appui du gouvernement de François Legault au projet de réseau structurant.

De l’espoir pour le pont

Devant les membres du Cercle d’affaires du Québec, le ministre a aussi fait état des pourparlers avec le CN (propriétaire) et le gouvernement du Québec (gestionnaire du tablier) entourant la pérennité du pont de Québec. 

«Je l’ai dit et je le redis, c’est une de mes plus grandes priorités. J’y mets l’ardeur et l’énergie nécessaires parce que je crois dans la valeur patrimoniale du pont de Québec.»

Malgré les progrès qui semblent avoir été faits, encore beaucoup d’obstacles semblent se dresser devant un éventuel règlement. «C’est comme peinturer la maison du voisin parce que je n’aime pas la couleur», lance-t-il au fait que c’est le CN, qui est propriétaire des installations. À ce sujet, il n’écarte toujours pas la possibilité qu’Ottawa se réapproprie la structure cédée au transporteur ferroviaire dans les années 90.

M. Champagne n’a pas voulu se mouiller à savoir si une entente était possible d’ici les élections. «On a fait plus en trois mois qu’en 15 ans. Si c’était facile, d’autres auraient réglé le dossier avant. Parfois, la bonne volonté, ça ne suffit pas.»