Intérieur de l'église Saint-Roch

L'avenir de l'église Saint-Roch assuré

Le curé Jean Picher quittera ses fonctions de la paroisse Saint-Roch sachant l’avenir de l’église du même nom assuré. Une campagne de financement échelonnée sur 18 mois a permis d’amasser 1,9 million $, notamment pour la réfection de ce bâtiment phare de la basse ville.

Le comité de campagne s’était fixé un objectif de 1,5 million $. En ajoutant une subvention du Conseil du patrimoine religieux du Québec, ce sont finalement 400 000 $ de plus qui ont été récoltés. Mgr Picher a confirmé le montant final jeudi matin dans l’église Saint-Roch. 

De ce montant, la majorité sera utilisée pour «la préservation du patrimoine religieux et architectural». Les besoins étaient évalués à 1 million $ sur cinq ans et une série de travaux a déjà été amorcée. 

«Il faut toujours noter que l’église a plus de 100 ans et qu’il faut donc régulièrement refaire la maçonnerie. On a refait les deux transepts [sur les flancs de l’église]. On a aussi travaillé sur l’étanchéité de notre toiture parce qu’il y avait des infiltrations d’eau. Là, c’est de refaire la maçonnerie des deux immenses clochers. [L’idée] c’est de bien les entretenir, mais c’est aussi qu’avec une église qui est en plein cœur du quartier, on ne peut pas se permettre qu’il y ait du danger pour les gens qui circulent [à proximité]», a expliqué Mgr Picher. Suivra dans «trois ou quatre ans» la mise à niveau des clochetons.    

Quelque 500 000 $ iront au «soutien de la vocation communautaire et sociale», «à la vie spirituelle» et sur la «vocation communautaire» de l’église, qui abrite en effet de nombreux organismes. «La tentation est toujours très grande de l’utiliser [l’argent] uniquement pour les bâtiments, mais il faut vraiment que ce soit aussi pour l’œuvre communautaire et pastorale qu’il y a ici dans Saint-Roch.»

L'importante somme, recueillie entre autres auprès de commerçants du quartier, des communautés religieuses et de l’entreprise privée, permet à Jean Picher, curé des paroisses Notre-Dame de Saint-Roch et de Saint-Sauveur, de quitter ses fonctions l’esprit tranquille, le 31 juillet prochain. 

«Je suis content de pouvoir dire qu’on a essayé de mettre la paroisse [Saint-Roch] et l’église en meilleure situation financière pour être certain que, dans les prochaines années, ce ne soit pas constamment une crainte pour les autres prêtres. […] Mais évidemment l’avenir, c’est long ça… On ne sait pas dans 10 ans ou 15 ans quels seront les nouveaux défis. Au moins pour une période de temps, ça assure une certaine stabilité», a-t-il dit.

Le départ de Mgr Picher, 72 ans, coïncide avec l’unification de quatre paroisses. Notre-Dame de Saint-Roch, Saint-Sauveur, Sainte-Angèle de Saint-Malo et Notre-Dame de Vanier seront sous la responsabilité d’un seul curé. L’abbé Michel Drouin, déjà curé des deux dernières, est pressenti pour assumer ce rôle.

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AU TOUR DU CLOCHER DE SAINT-SAUVEUR

Le clocher de l'église Saint-Sauveur

Une campagne de financement sera lancée d’ici quelques semaines afin d’aider la paroisse Saint-Sauveur à payer pour les travaux de réfection du clocher de l’église, qui a été démonté d’urgence l'été dernier. 

S’il a l’esprit tranquille pour l’église Saint-Roch, Mgr Jean Picher a quelque préoccupations quant à l’église Saint-Sauveur, qui n’a toujours pas sa symbolique flèche à son sommet depuis qu’elle a été retirée à la fin août pour des raisons de sécurité. Le clocher menaçait carrément de s’effondrer.

La campagne, qui devrait être annoncée en avril, visera à amasser au moins 100 000 $. Mgr Picher a confié au Soleil jeudi qu’une dette de 75 000 $ était toujours à payer après les travaux de démontage de la flèche. Puis il faudra évidemment débourser pour le projet de réfection. «Il faut à tout le moins ramasser ce qu’il nous manque pour payer la première phase [démontage]», a expliqué le curé de la paroisse.

La forme que prendra la seconde phase n’a pas encore été décidée. L’architecte Gilles Duchesneau doit présenter trois scénarios, assortis de trois estimations. La paroisse rencontrera d'ici le prochain mois ses principaux alliés financiers, soit la Ville de Québec, la Conseil du patrimoine religieux du Québec et le ministère de la Culture.