L'attaché de presse de Labeaume, Paul-Christian Nolin, quitte le cabinet du maire [VIDÉO]

Un acteur peu connu du grand public, mais témoin important de la vie municipale pendant 25 ans, quitte l’hôtel de ville de Québec. Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire depuis 2007, met fin à son association avec Équipe Labeaume.

«J’arrive à un anniversaire bientôt. Je demandais s’il était temps de relever un nouveau défi. Je regarde le calendrier électoral et je veux que M. Labeaume ait le temps d’avoir quelqu’un à ses côtés qui puisse l’aider», a expliqué au Soleil le principal intéressé.

M. Nolin, qui ne peut dévoiler ses nouvelles fonctions, amène avec lui 25 ans d’expérience en politique municipale et autant d’années remplies de souvenirs.

«J’ai fait de 1993 à 2001 à l’opposition. J’ai eu plusieurs chefs de l’opposition. Je suis ensuite revenu avec madame Boucher, et jusqu’à maintenant avec M. Labeaume.

Il confie avoir passé des années extraordinaires surtout lors de son passage à la mairie. «J’ai été aux premières loges de la transformation de Québec. M. Labeaume sait où il s’en va. C’est un homme qui a une vision et qui ne ménage pas les efforts. Il sait affronter le vent et la froidure», témoigne-t-il envers son futur ancien patron.

Le Soleil a bien tenté de lui soutirer quelques secrets, sans succès. «J’ai toujours été loyal et discret. Je vais continuer», lance-t-il, sourire en coin.

Lors d’un unique point de presse où celui que les journalistes surnomment «PC» était sous les projecteurs, le maire Labeaume n’a eu que des bons mots pour lui. «Je veux le remercier. Je sais où il s’en va. Il va avoir un emploi à la hauteur de ses capacités. Je me suis toujours attendu qu’un jour, il s’élève ailleurs. Évidemment, ça nous fait de la peine. Un gars comme lui, ça n’existe pas ailleurs. C’est la gentillesse, le professionnalisme, le jugement, le tact. Un politicien est aussi bon qu’il est bien entouré. Paul-Christian a fait partie de l’adéquation.»

M. Nolin est un parmi de ceux qui a non seulement bien connu, mais a été ami avec tous les maires de Québec depuis Gilles Lamontagne en 1965. «Je me souviens que Jean Pelletier est décédé un 10 janvier. Et il était passé chez moi pendant les Fêtes pour me remettre un cadeau. Ce genre de relation, donne-t-il en exemple. C’est un privilège.»