À la veille de prendre sa retraite et de vendre le Beaugarte, Jean-Pier Goulet a accepté de raconter quelques-unes des anecdotes qui font partie de l'histoire du légendaire établissement.

Last call au Beaugarte

C'est l'heure du last call au mythique Beaugarte. Trente-quatre ans après son ouverture, le bar du boulevard Laurier présente sa dernière soirée festive samedi soir.
Institution où les «vedettes» avaient l'habitude de prendre un verre, Jean-Pier Goulet est heureux que l'image de marque du Beaugarte ait perduré à travers les décennies.
«Je suis un peu nostalgique. On ne peut pas oublier ces belles années-là. J'ai eu du personnel extraordinaire qui a travaillé pour moi pendant plusieurs années. J'ai eu une clientèle extraordinaire que j'ai côtoyée», a confié celui qui a fondé le resto-bar et qui le dirige toujours, Jean-Pier Goulet. 
Le propriétaire est touché par l'appui de la population de Québec et l'amour qu'elle a porté à son nightclub depuis son ouverture, en 1982. «J'ai été tellement pris par la notoriété du Beaugarte. Je suis tellement fier d'avoir eu une réaction sociale», a-t-il indiqué, racontant que plusieurs personnes de l'extérieur de Québec l'ont remercié pour toutes ces années de festivités. 
«J'ai marqué une époque et j'ai laissé des beaux souvenirs. Je pense que les gens vont se rappeler longtemps de ça», a ajouté M. Goulet, fier de la marque que son resto-bar laisse à Québec. «J'ai donné quelque chose au public, mais il m'en a donné aussi», a-t-il dit. 
Une institution
Institution où les «vedettes» avaient l'habitude de prendre un verre, Jean-Pier Goulet est heureux que l'image de marque du Beaugarte ait perduré à travers les décennies. «C'était difficile de rentrer au Beaugarte. Le jetset se tenait là. Je voulais que les gens soient bien habillés, donc j'ai tout le temps eu une notoriété extraordinaire», a-t-il souligné, se rappelant notamment des joueurs des Nordiques qui fréquentaient son établissement. 
L'heure est donc à la fête pour ce dernier samedi soir. Même s'il n'y a plus de tables disponibles pour l'heure du souper, le propriétaire attend les fêtards en soirée pour le spectacle de Karma Karmeleons, question de replonger dans l'esprit des années 80. 
Malgré ses 71 ans, celui qui se sent encore comme un «petit gars» accueillera ses invités et fêtera jusqu'aux petites heures du matin. «Quand on reçoit du monde chez soi, on les reçoit comme il le faut. On va les recevoir comme il le faut demain, comme à l'habitude.»