Régis Labeaume ne s'explique pas pourquoi son administration n'a pas davantage de latitude sur la gestion des radars photo mobiles sur le territoire de la Ville.

Labeaume veut gérer les radars photo à Québec

Après avoir obtenu le pouvoir de modifier les limites de vitesse sur le réseau routier de la capitale, Régis Labeaume veut maintenant celui de gérer le nombre de radars photo et leurs emplacements sans avoir à consulter «Big Brother», à savoir le ministère des Transports.

«Je peux tu avoir le nombre de radars photo que je veux comme maire? Me semble que j'aurais le droit. C’est l’envers du bon sens», a-t-il tranché samedi lors d’un discours au Colloque sur la sécurité routière. 

M. Labeaume ne s'explique pas pourquoi son administration n'a pas davantage de latitude sur la gestion des radars photo mobiles. Présentement, la Ville dispose de quatre appareils et doit faire approuver leur emplacement par le ministère des Transports. Une situation que le maire juge «ridicule». 

«Ça ne se peut pas que Big Brother décide pour nous autres, où, quotidiennement, on va installer les radars [...] On pense qu'on est assez intelligent et compétent pour prendre toutes les décisions», a-t-il décoché, sans appel.

Le maire de Québec a argué qu'il doit avoir en main tous les moyens possibles afin de mettre en place la meilleure stratégie pour la sécurité routière, alors que la Ville planche actuellement sur son nouveau plan trimestriel. L'administration municipale souhaite de toute évidence utiliser les radars photo à meilleur escient, mais ne dispose pas de la marge de manoeuvre souhaitée. «Ne décidez pas à notre place», a lancé le maire au Ministère.

M. Labeaume a fait la comparaison avec la modification des limites de vitesse, un pouvoir obtenu par la Ville de Québec en 2016 lors de l'adoption de la Loi sur la capitale nationale.

Plus tôt cette semaine, le ministre des Transports, André Fortin, s'est dit ouvert à ajouter des radars photo dans les rues de Québec. «C’est une discussion, entre autres, que je vais avoir avec M. Labeaume. Je sais qu’il est particulièrement intéressé au niveau des quartiers résidentiels. […] Il y a certaines zones où on pourrait en faire davantage, que ce soit les zones résidentielles, les zones scolaires ou les zones de chantier», avait dit le ministre.