Le projet de salle de spectacles Le Diamant requiert un investissement total de 54 millions $, dont 30 millions $ devaient être fournis par le gouvernement du Québec.

Labeaume «tanné» d'entendre parler du Diamant

Régis Labeaume est «tanné» d'entendre parler du Diamant. La balle, dit-il, est dans le camp du gouvernement du Québec et s'il décide d'aller de l'avant, les 7 millions $promis par la Ville au projet de Robert Lepage seront là.
«Je suis tanné du Diamant depuis une semaine, honnêtement», a laissé tomber le maire de Québec en point de presse avant le conseil municipal lundi soir. «On en a assez dit. Qu'ils prennent leur décision», a-t-il poursuivi à propos du gouvernement Couillard. «La nôtre est prise. Quand ils seront prêts, on a l'argent. Je ne peux pas parler à la place du gouvernement. Et honnêtement, je n'ai plus rien à dire là-dessus. On a fait ce qu'on avait à faire», a tranché le maire.
La Ville de Québec a annoncé en 2012 un investissement de 7 millions $ sur un budget total de 60 millions $ pour le théâtre de 650 places prévu à la place D'Youville.
L'argent dans les coffres
Même si la somme n'apparaît pas au programme triennal d'immobilisation (PTI) présenté la semaine dernière, la Ville a toujours l'argent dans ses coffres pour le projet qui apparaît on ne peut plus incertain. Alors que la ministre de la Culture Hélène David se dit toujours «en analyse» avant de verser ou non la subvention de 30 millions $annoncée en 2012, le premier ministre Philippe Couillard a dit lors d'entrevues à la radio lundi matin que son gouvernement remet en question son financement puisque la part du privé ne serait pas au rendez-vous.
Une campagne coprésidée par le président de BMO groupe financier, Jacques Ménard, et la présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, devait récolter 10 millions $ auprès de mécènes privés.
Lundi dernier, Le Soleil révélait que la campagne privée, qui aurait jusqu'à maintenant cumulé 4 millions $ de promesses de dons, a été suspendue devant l'incertitude entourant les subventions provinciales.