«D’ici mercredi, j’aurai écrit au premier ministre pour lui soumettre notre proposition. Un plan d’action assez élaboré et des solutions bureaucratiques très claires», a indiqué le maire Labeaume, sans vouloir donner plus de détails.

Labeaume soumettra à Legault des solutions sur la rareté de main-d'oeuvre

Le maire de Québec soumettra d’ici mercredi au gouvernement de François Legault un plan détaillé pour pallier la rareté de main-d’œuvre dans la capitale nationale.

«On a travaillé depuis l’élection et les solutions choisies sont claires.» Régis Labeaume donnera suite à la promesse de la Coalition avenir Québec «de mettre en place un projet qui va prioriser le traitement des dossiers des travailleurs immigrants qui ont un contrat de travail avec un employeur, une promesse d’embauche», avait soutenu la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, lors de la dernière campagne.

«D’ici mercredi, j’aurai écrit au premier ministre pour lui soumettre notre proposition. Un plan d’action assez élaboré et des solutions bureaucratiques très claires», ajoute le maire, sans vouloir donner plus de détails.

M. Labeaume a fait cette annonce en marge d’une conférence de presse pour la tenue du premier rendez-vous des gens d’affaires sur la main-d’œuvre et l’immigration le 28 février. Quelque 300 acteurs de tous les milieux sont attendus pour aborder les enjeux et trouver des solutions. 

«On entend des gens d’affaires dire qu’ils ont du financement pour trois ou quatre projets et qu’ils doivent en choisir un seul parce qu’il manque de travailleurs. L’impact sur l’économie, c’est dramatique», lance Jean St-Gelais, grand patron de La Capitale, et coprésident de l’événement.

M. Labeaume rappelle qu’il y a des limites à ce qu’il peut accomplir comme maire. C’est pourquoi il demande l’aide de Québec. Il a souvent été question de la reconnaissance des diplômes et de la lourdeur bureaucratique. «Ça commence à se parler en France que c’est difficile d’immigrer au Québec», a-t-il mentionné.

La complexité de remplir une demande et la multiplication des programmes et des organismes d’aide à l’immigration viendraient aussi renforcer ce sentiment. «On parlait d’un guichet unique, essentiellement», suggère la coprésidente de l’événement, Me Olga Farma de Norton, Rose, Fulbright. Comme enfant d’immigrants, quand mes parents sont arrivés dans les années 1970, c’était simple. On rentrait au pays et on travaillait. Ça s’arrêtait là. Actuellement, il y a mille et une demandes, mille et un programmes», constate-t-elle.

Il est possible de s’inscrire à l’événement en consultant le site Internet de la Ville au : ville.quebec.qc.ca/rvaga.

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TRAMWAY: LE MAIRE CONVAINCU D'OBTENIR LE FINANCEMENT D'OTTAWA

Le maire de Québec soutient qu’il est «impossible» que le gouvernement fédéral n’accorde pas son appui financier au projet structurant de transport en commun de Québec.

Il a voulu clarifier sa pensée après avoir exprimé dernièrement quelques craintes, qui concernaient surtout le délai de réponse. «Je n’ai pas de crainte de ne pas avoir l’argent pour le projet de Québec. […] Il va y avoir une tempête», lance-t-il à la blague, advenant un hypothétique refus.

En fait, il rappelle que le gouvernement du Québec a déjà obtenu d’Ottawa 5,2 milliards $ pour financer des projets de transport en commun en vertu d’une lettre d’entente provinciale-fédérale. Ottawa doit quand même analyser les projets priorisés par Québec. Le maire espère une réponse d’ici le printemps. Justin Trudeau a donné un appui verbal au maire, a indiqué par le passé M. Labeaume.

Le gouvernement du Québec a déjà accordé une première somme de 250 millions $ au démarrage du projet de 3 milliards $ qu’il financera à 60 %. Ottawa financerait l’autre 40 %. 

D’autre part, il appert que la Ville de Québec ne pourra soustraire la portion tramway de son projet à un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. Le ministère de l’Environnement a fait connaître sa décision en ce sens.

Toutefois, Régis Labeaume souhaite obtenir le même traitement que celui réservé au Réseau express métropolitain (REM) de Mont­réal. «On veut une compression sur quatre mois [des audiences] comme pour le REM et que ça se fasse parallèlement au travail qu’on fait pour éviter les délais dans la réalisation du projet», précise-t-il.