Le maire Régis Labeaume a qualifié l'administration de Saint-Augustin de «bordélique».

Labeaume personnalise ses attaques envers Saint-Augustin

Régis Labeaume ne s'attaque pas qu'aux finances de Saint-Augustin. Le maire de Québec en a remis lundi en s'en prenant à la situation «bordélique» de cette municipalité qui a un «maire en congé de maladie» et une mairesse suppléante qui «visiblement ne comprend pas les chiffres».
M. Labeaume ne lâche résolument pas le morceau dans la guerre publique qu'il livre à l'administration du maire Marcel Corriveau depuis que ce dernier accuse les frais d'agglomération, qui seront de 25 millions $ en 2015, soit 55 % du budget. La raison, selon Saint-Augustin, à l'origine de la hausse de 25 % des taxes municipales.
«Actuellement, à Saint-Augustin, le monde est dans le doute complet. Un maire est parti en congé de maladie, il est revenu, il est reparti en congé de maladie. Il y a une dame qui est là et qui visiblement ne connaît pas les chiffres», a-t-il lancé à propos de la mairesse suppléante France Hamel.
«Un directeur général qui est là, ça a changé à un moment donné... Ils viennent de mettre un directeur du contentieux dehors plus une directrice des communications», a-t-il énuméré, en ajoutant «qu'une firme de communication dirige toutes les communications de la Ville.»
«Ça se peut-tu que ce soit un peu bordélique?» a demandé M. Labeaume, en invitant les élus et la direction de la Ville à «répondre aux questions». 
«De toute façon, ils n'auront pas le choix. Je vous annonce qu'ils  pourront faire n'importe quels sparages, je parle à des gens qui veulent savoir la vérité», a lancé M. Labeaume. Il a annoncé qu'il doit rencontrer des gens d'affaires de Saint-Augustin cette semaine. 
Vendredi, M. Labeaume a tenu une conférence de presse pendant laquelle il a déconstruit les états financiers de Saint-Augustin en exposant que les dépenses de proximité de Saint-Augustin ont augmenté de 69 % entre 2011 et 2015 et que la dette de Saint-Augustin a doublé depuis quatre ans.
Le lendemain, la Ville de Québec a acheté une pleine page de publicité dans Le Soleil et dans Le Journal de Québec où étaient reproduits les tableaux présentés par le maire la veille. 
Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Paul Shoiry, a qualifié ces publicités de «gaspillage honteux de nos taxes». Il estime que l'interprétation des chiffres a largement été répercutée par les journalistes sans qu'il y ait besoin d'acheter de la publicité. L'achat de ces deux pages a coûté 9400 $ à la Ville de Québec.