Régis Labeaume

Labeaume mordu sévèrement par les internautes

Le maire Régis Labeaume s'est attiré les foudres sur sa page Facebook de ce qu'on peut maintenant appeler la communauté des propriétaires de pitbull lorsque ces derniers ont appris devoir se départir de leur animal de compagnie d'ici le 1er janvier 2017.
À lire les dizaines de commentaires virulents, voire souvent vulgaires, quelques-uns même à la limite des menaces, le maire semble s'être mis à dos de nombreux citoyens, ou même futurs ex-citoyens de la Ville. En effet, des résidents disent préférer déménager plutôt que d'être obligé de se séparer de leur toutou.
En début de soirée, jeudi, quelques heures seulement après sa mise en ligne, la courte vidéo de M. Labeaume dans laquelle il annonce l'interdiction de posséder un pitbull avait été vue 632 000 fois et comptait 10 000 commentaires, à majorité contre le règlement.
«J'ai jamais vu des réactions aussi violentes que ça. C'est haineux total», a lancé le maire en point de presse.
Parmi les propos sensés, des propriétaires considèrent que le maire agit en «dictateur» puisqu'il n'a pas pris le temps de consulter des spécialistes en la matière. Quelques-uns, dont un représentant de la SPA, expliquait au Soleil la semaine dernière que bannir les pitbulls était la solution facile. D'après eux, il serait préférable de réglementer, par exemple en obligeant les propriétaires à suivre un cours d'obéissance ou d'obliger le port de la muselière dans les lieux publics.
Euthanasie
D'autres s'inquiètent du fait que plusieurs devront faire euthanasier leur animal. «Nous avons adopté un pitbull trouvé dans les rues de Québec par votre organisme de contrôle animal et qui a suivi un cours de dressage pour être un bon chien éduqué. Maintenant, vous voulez vous en débarrasser!!! Bravo, vous venez de tuer mon chien de famille inoffensif!!! Merci pour cette belle tuerie!!!» s'insurge Keven Hamel.
«Il n'y a pas de solution plus progressive», questionne Jean-Bernard Filion. «Par exemple, interdire la vente de pitbulls sur le territoire, rendre obligatoire de les attacher à l'extérieur [même dans les cours arrière]. Combien de chiens seront abattus si l'interdiction est complète dès janvier?»