Labeaume ferme la porte à un référendum sur le tramway

Pendant que le maire de Québec se réjouit des résultats de la consultation publique et du sondage «favorables» sur la mobilité durable et l’implantation d’un réseau structurant de transport en commun, l’opposition cogne sur le clou du référendum.

«Ça rejoint ce que le monde pense. Je pensais même que c’était moins favorable que ça» à l’implantation d’un réseau structurant, a commenté Régis Labeaume, saluant au passage le travail consciencieux de l’Institut du Nouveau Monde, responsable de compiler les résultats.

Par contre, Le Soleil révélait dans son édition de jeudi que la banlieue demeure en majorité contre l’implantation d’un réseau structurant, tramway ou autre. Une faille qui n’inquiète pas le maire. «On savait tout ça. C’est à nous de faire notre travail le moment venu», reconnaît-il. 

M. Labeaume en a profité pour fermer la porte à double tour à un éventuel référendum sur le sujet que ne cesse de réclamer Québec 21. «On vient de finir l’élection et quelqu’un demande un référendum. C’est la droite. Ils font de la révision de résultats. Ils remettent en question des évidences. Il n’y en aura pas de référendum», a-t-il tranché, se disant légitime d’aller de l’avant.

Mais Jean-François Gosselin ne l’entend pas de cette oreille. «Ce n’est pas fini. On va revenir encore plus fort en 2018. On va demander la collaboration de la population.»

Il maintient que le maire a manqué de clarté pendant la campagne, en ne dévoilant pas la nature du réseau structurant qu’il comptait promouvoir. 

«Il a dit qu’on allait prendre deux ans et qu’il allait consulter. Là, on est rendu que c’est un tramway et qu’il doit être livré en 2018. Il faut passer à autre chose et la seule solution, c’est un référendum.»