Le maire Labeaume était à l’Assemblée nationale lors de l’assermentation des ministres du nouveau gouvernement.

Labeaume croit dans l’ouverture de la CAQ

La première rencontre entre le maire de Québec, Régis Labeaume, et la nouvelle ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, paraissait empreinte d’espoir pour arriver à un consensus dans les dossiers du réseau structurant et du troisième lien.

«Where there’s a will, there’s a way». Quand on veut, on peut, a lancé en anglais la vice-première ministre au maire de Québec venu la féliciter pour ses nominations, en lui flattant le bras à deux reprises. «Je suis bien d’accord avec toi», a-t-il répondu.

Malgré ce que peuvent en dire les intéressés, il y a des différences entre la vision du maire et celle de la Coalition avenir Québec (CAQ). Chacun ne voit pas du même œil l’implantation du réseau structurant de la Ville et celui de la construction d’un troisième lien.

«Je vais rencontrer les élus. J’ai déjà eu une conversation prometteuse avec M. Labeaume quant à la collaboration harmonieuse qu’on souhaite mettre en place. Il y aura des discussions. On a des positions extrêmement similaires», soutient même Mme Guilbault, visiblement prudente, qui fait ses premiers pas officiels dans cet épineux dossier.

«Je suis très heureux que Mme Guilbault soit responsable de la région. C’était vraiment mon souhait. J’ai le goût d’avoir du succès avec cette femme-là», a lancé le maire après l’annonce de sa nomination.

M. Labeaume veut maintenant savoir comment Québec peut sortir gagnant de tout ça. «On est là pour le troisième lien. Il faut nous prouver nous qu’on a un gain net.»

Du même souffle, il dit ne pas s’inquiéter de la volonté de la CAQ de maintenir le financement d’un réseau structurant dans la capitale. «Mme Guilbault croit au transport structurant. Elle a vu le projet. Le premier ministre l’a vu aussi. Il l’a approuvé dans mon bureau.»

Selon le maire, la nomination de Mme Guilbault témoigne de cette volonté. «C’est clair que c’est un signe d’ouverture. J’ai fait ma job. C’est le meilleur signal qu’on pouvait avoir aujourd’hui que Mme Guilbault soit là, qu’elle croit en nos projets et qu’il y ait de l’ouverture», renchérit-il.

Les convictions de Julien

Au passage, il a demandé à son ancien bras droit, le ministre Jonatan Julien, de réaffirmer ses convictions dans le transport en commun. «Je veux juste rappeler à Jonatan que lorsqu’il était à l’hôtel de ville, il avait des convictions et ses plus profondes convictions c’est qu’on avait besoin d’un réseau de transports structurant à Québec. Je souhaite qu’il redise ses convictions. La vie n’a pas pu changer tant que ça en six mois. Il ne peut pas avoir perdu ses convictions.»

M. Julien l’a fait, tout en rappelant, par contre, la condition imposée par la CAQ qui devait toujours être remplie pour que le réseau prenne forme : une interconnexion avec un futur troisième lien dans l’est.

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LEHOUILLIER AUX ANGES

Le maire de Lévis vient de trouver dans le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) une oreille plus qu’attentive pour la construction d’un troisième lien à l’est.

Gilles Lehouillier était visiblement satisfait de la nomination de François Bonnardel comme ministère des Transports. «C’est très significatif. Il a l’ADN de la CAQ. Notre problématique numéro un, c’est la fluidité de la circulation. Sa nomination, c’est très important», soutient-il à propos de celui qu’il dit bien connaître.

«Sur le troisième lien, c’est une question nationale, poursuit M. Lehouillier. Ce n’est plus une question régionale. On n’a aucune inquiétude sur l’intention ferme de la CAQ de réaliser ce projet», a-t-il, se réjouissant aussi du fait qu’Éric Caire, qu’il considère comme «un grand défenseur du troisième lien», fasse également partie du conseil des ministres.

Le maire se montre tout autant satisfait de l’ensemble des nominations faites par le premier ministre. «C’est rafraîchissant. Le renouveau, il est là. Je suis convaincu qu’on va avoir un gouvernement des régions», a-t-il dit à propos du poste occupé par la ministre déléguée au Développement régional,
Marie-Ève Proulx, qui représentera Chaudière-Appalaches.