S'il y a un dossier qui doit se réaliser rapidement, c'est l'élargissement de l'autoroute Henri-IV, soutient Régis Labeaume, et il l'a rappelé au ministre des Finances.

Labeaume contre l'idée de privatiser ExpoCité

Le maire de Québec n'est pas très chaud à l'idée de privatiser ExpoCité, car cela signifierait faire une croix sur la manne que rapporte le Centre de foires.
Régis Labeaume a réitéré mercredi qu'il n'était pas satisfait des résultats enregistrés par ExpoCité en 2013. L'organisation a empoché 3,3 millions $ de revenus de moins que prévu, en raison de la baisse du nombre de spectacles au Colisée Pepsi et au Pavillon de la jeunesse, et de l'accès rendu difficile au site d'Expo Québec par les chantiers de l'amphithéâtre et de Soumande. 
Mercredi dans Le Soleil, le conseiller de l'opposition Yvon Bussières s'inquiétait de cette baisse et disait craindre que cela soit de mauvais augure pour le nouvel amphithéâtre, alors qu'on n'a encore aucune garantie qu'une équipe de la Ligue nationale de hockey y élira domicile. 
Pour le maire, il est exagéré de conclure que cela annonce des difficultés. «On manque notre coup avec une ou deux versions d'Expo Québec et là, c'est comme si l'amphithéâtre est rendu en faillite.» Il prône plutôt la patience. «On n'a pas encore commencé. On va laisser l'amphithéâtre se construire, on va laisser les gestionnaires [travailler]. Mais on ne va pas faire de relation de cause à effet directement. On verra.»
Le centre de foires payant
Mais M. Labeaume n'est pas prêt à dire que la privatisation est la solution. «Privatiser le Centre de foires, ça ne me tente pas ben, ben parce qu'il est payant.» En 2012, il a été occupé pendant 178 jours d'événements qui ont attiré 650000 personnes. Il affiche un excédent des revenus sur les dépenses de 2,34 millions $. 
«Ceux qui voudraient acheter vont vouloir mettre la main sur le Centre de foires, qui est très payant. Je ne vois pas pourquoi on le vendrait à une compagnie, alors que c'est très payant.»
Pour «le reste», ce qui inclut le Colisée Pepsi, le maire admet que des questions se posent. C'est pour cela qu'un comité a été mandaté, rappelle-t-il.