«On comprend qu'on n'a plus de partenaire pour ce projet-là», s'est résigné le maire Labeaume. «Nous ne sommes pas vraiment surpris. On avait lu et entendu ce qui s'est dit du côté de Lévis la semaine dernière», a-t-il ajouté.

Labeaume accepte le retrait de Lévis

Régis Labeaume «respecte» la décision de Lévis et de son maire Gilles Lehouillier de larguer le projet de Service rapide par bus (SRB). Mais impossible de savoir ce que le maire de Québec a en tête pour la suite. Version modifiée pour un projet sur la rive nord seulement? Abandon pur et simple du projet? Consultation? La réponse «dans quelques jours».
«On va vous revenir dans quelques jours pour vous dire ce qu'on va faire. On a toujours un plan B», a commenté M. Labeaume en mêlée de presse en marge du conseil municipal de Québec mardi.
Quelques minutes avant le début de la séance, à 17h, le maire de Québec a appris que Lévis quittait le navire. «C'est vous autres qui me l'avez appris», a laissé tomber M. Labeaume aux journalistes. Il a indiqué qu'il n'avait toujours pas, au moment de la mêlée de presse à 18h15, parlé à son homologue de la rive-sud, Gilles Lehouillier. Il a toutefois réitéré qu'il y a dix jours, les deux villes «avaient une entente sur un tracé».
Si jamais Régis Labeaume était irrité par cette volte-face de Lévis, il ne l'a en tout cas par laissé paraître mardi soir, adoptant un ton calme pendant sa rencontre avec les journalistes. 
«On comprend qu'on n'a plus de partenaire pour ce projet-là», s'est-il résigné. «Nous ne sommes pas vraiment surpris. On avait lu et entendu ce qui s'est dit du côté de Lévis la semaine dernière», a-t-il ajouté.
«On respecte ça. On comprend aussi que politiquement c'était devenu un peu compliqué là-bas», a aussi laisser tomber le maire de Québec.
Et la suite? «On va vous revenir dans quelques jours», a répété Régis Labeaume. Malgré l'insistance des journalistes, il n'a toutefois pas été possible d'en savoir plus sur la nature de la révision à venir. «Dans quelques jours», a-t-il martelé.