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À la lumière d’un sondage mené en début d’année auprès des 1000 membres des SDC de la capitale, de nombreux commerçants ont dit craindre de devoir fermer boutique si le confinement se poursuit au-delà du 8 février.
À la lumière d’un sondage mené en début d’année auprès des 1000 membres des SDC de la capitale, de nombreux commerçants ont dit craindre de devoir fermer boutique si le confinement se poursuit au-delà du 8 février.

La Ville pourrait encore reporter le paiement des taxes

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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La Ville de Québec pourrait annoncer jeudi un report du versement des taxes comme elle l’avait fait l’an dernier pour alléger le fardeau financier des citoyens, et surtout des commerçants, dont plusieurs pourraient ne pas survivre à ce second confinement.

La pression s’est accentuée mercredi pour que la Ville affiche rapidement ses couleurs dans le dossier du paiement des taxes. Montréal a annoncé qu’elle reportait en juin le premier paiement habituellement dû en mars. Le second versement de juin est reporté en septembre. Au même moment, des membres des sept SDC de Québec rencontraient des représentants de la Ville pour discuter de certains aménagements possibles.

À la lumière d’un sondage mené en début d’année auprès des 1000 membres des SDC de la capitale, de nombreux commerçants ont dit craindre de devoir fermer boutique si le confinement se poursuit au-delà du 8 février.

«Quelque 35% des 235 répondants affirment qu’ils auraient de la difficulté à passer au travers si ça devait se poursuivre encore deux à quatre mois après le 8 février», explique Jean-Pierre Bédard, directeur général de la SDC Montcalm, aussi président du regroupement des SDC du Québec.

La Ville expliquera finalement jeudi les mesures qu’elle appliquera pour répondre aux demandes d’allégement. Il était impossible mercredi de se faire détailler la nature de ces mesures. Cependant, on peut se douter que l’administration Labeaume s’inspirera des mesures  annoncées le 18 mars 2020 après l’échéance du premier paiement.

Elle avait alors reporté au 4 août le second versement prévu initialement le 4 mai. Celui du 3 juillet était dû le 3 septembre et l’ultime paiement devait être versé le 3 novembre. La Ville n’avait imposé aucune pénalité ni intérêt aux retardataires.

Le chef de Démocratie Québec, le conseiller Jean Rousseau, aimerait que la Ville aille plus loin et fasse comme son homologue de la rive sud. «La Ville de Lévis offre un paiement des taxes municipales sur 12 mois. C’est une mesure que Démocratie Québec a défendu lors de l’élection municipale de 2017. Avec la mise en place d’un paiement mensuel et le report du premier paiement en juin, la Ville donnera un répit aux restaurateurs et hôteliers», soutient-il.

Du même souffle, il reproche à la Ville d’avoir semé l’inquiétude en tardant de faire une annonce.