«Ça se peut pas de dire qu'il y a trop de restaurants à Québec et que la Ville devrait faire quelque chose», a tranché Régis Labeaume en réplique au chef Daniel Vézina.

La Ville n'a pas à décider du nombre de restos

Pas question pour le maire de Québec de légiférer sur le nombre de restaurants. «Ça se peut pas de dire qu'il y a trop de restaurants à Québec et que la Ville devrait faire quelque chose», a tranché Régis Labeaume en réplique au chef Daniel Vézina. Plus encore, le règlement qui limite le nombre d'établissements dans le Vieux-Québec est remis en question.
«Je m'excuse, mais je ne commencerai pas à décider qui peut ouvrir un restaurant. C'est pas notre job. C'est pas de même que ça marche dans la société», a martelé M. Labeaume en mêlée de presse.
Lundi, en marge d'une conférence de presse en appui à la sauvegarde du Marché du Vieux-Port, le chef du restaurant Laurie Raphaël Daniel Vézina a affirmé qu'il y a trop de restaurants à Québec et que l'administration Labeaume contribue à la situation.
«Si on veut une gastronomie à Québec, il faudrait peut-être qu'il y ait un peu moins de restaurants. Les gens le disent qu'il y a trop de restaurants à Québec et, pendant ce temps, l'administration Labeaume continue de distribuer des permis», a déclaré M. Vézina.
Cette réflexion ne tient pas la route aux yeux du principal intéressé. «Au contraire, il y a des jeunes qui ouvrent des restaurants sur Saint-Jean, sur la 3e Avenue et ça fait du bien à Québec», a répliqué Régis Labeaume.
«Un restaurant, c'est comme un autre commerce qui vit dans un système d'économie libérale. C'est la clientèle qui va décider s'il reste ouvert. Je ne vois pas pourquoi la Ville commencerait à réglementer les restaurants. Ça veut dire qu'on pourrait réglementer les quincailleries? C'est quoi la différence entre les deux?» a ironisé le maire.
La fin du contingentement?
La question de la législation entourant le nombre de restaurants sera aussi au menu ces prochaines semaines. Comme ils l'avaient évoqué en août lors de la présentation de la consultation sur la cuisine de rue, le maire et la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, ont avancé mardi que le contingentement dans le Vieux-Québec pourrait être revu. La Ville de Québec reviendra après les Fêtes avec cette réflexion d'où pourrait émaner la décision de permettre davantage d'établissements. «On va attaquer ce dossier après les Fêtes. On va débattre. On va se demander si ç'a du bon sens encore. Est-ce que c'est bon de ne pas permettre à d'autres d'ouvrir? On va se poser la question», a dit M. Labeaume.
Le moratoire, en vigueur depuis 25 ans, fait en sorte que dans certains secteurs, il est possible d'ouvrir un restaurant seulement en achetant un permis déjà existant.