Régis Labeaume a présenté dimanche son Plan commerce, qui prévoit précisément 7,9 millions $ sur trois ans pour «poursuivre le travail de dynamisation des artères commerciales et plus largement du commerce de détail».

La Ville injecte 8 M$ pour le commerce numérique

Une enveloppe de près de 8 millions $ pour implanter des réseaux sans-fil sur les artères commerciales et pour stimuler le virage numérique des commerçants de Québec. C'est ce que propose le maire Régis Labeaume dans son Plan commerce 2017-2020.
Dévoilé dimanche, soit à cinq jours du déclenchement des élections municipales, le plan prévoit précisément 7,9 millions $ sur trois ans pour «poursuivre le travail de dynamisation des artères commerciales et plus largement du commerce de détail», précise-t-on par voie de communiqué.
Concrètement, on propose un soutien aux projets d'illumination, aux projets d'aménagements temporaires (places éphémères) et au virage numérique des détaillants, en plus de miser sur l'implantation de réseaux sans fil sur les artères commerciales. 
Après la réussite de l'opération sur la rue Saint-Joseph Est, le but de la Ville de Québec est d'ailleurs d'établir le wi-fi sur l'avenue Cartier et dans le secteur du Petit Champlain.
Le Plan commerce 2017-2020 prévoit par ailleurs un programme de soutien, en collaboration avec le Conseil québécois du commerce de détail et Québec Numérique, qui offrira de la formation et du mentorat à plus de 100 entreprises par année.
«Ce qu'on dit, c'est qu'il y a 8 millions $ de garantis pour les trois prochaines années», mentionne le maire Labeaume. «Le numérique, c'est large, mais essentiellement, c'est comment se servir du numérique pour améliorer les ventes. C'est ça, l'objectif.»
Précisons que le Plan commerce 2017-2020 reste à être adopté par le conseil municipal, ce qui devrait se faire la semaine prochaine.
Une tactique électoraliste, selon Guérette
«Tant qu'à moi, il y a eu quand même une écoute des commerçants, et on arrive avec des réponses qui sont, somme toute, assez intéressantes», laisse entendre Jean-Pierre Bédard, directeur général de la SDC Montcalm, à propos du plan de la Ville.
Mais si la stratégie est qualifiée de «bonne nouvelle» par M. Bédard, Anne Guérette, chef de Démocratie Québec, ne voit là qu'une tactique électoraliste qui ne prend pas en compte les réels problèmes des entreprises.
«Les commerçants étouffent littéralement sous un fardeau fiscal démesuré. [...] Ça va être bon pour ceux qui sont en santé, ceux qui vont bien, mais ceux qui ont de la misère à arriver, ça ne changera rien pour eux.»