Pompiers de Québec

La Ville de Québec s'entend avec ses pompiers

Une entente de principe est intervenue mardi entre la Ville et ses pompiers.
Elle touche le renouvellement de la convention collective pour une durée de neuf ans, soit de 2010 à 2018, et couvre l'ensemble des conditions de travail des pompiers.
«Les parties ont également convenu d'un règlement en ce qui a trait au régime de retraite des employés, et ce, dans le respect des dispositions prévues à la loi 15 pour le service futur et le partage des déficits passés», a indiqué la Ville de Québec dans un communiqué publié en fin d'avant-midi, mardi.
Les membres du syndicat, l'Association des pompiers professionnels de Québec, prendront connaissance du contenu de l'entente en assemblée générale demain.
D'ici là, les deux parties ont convenu de ne pas en dire plus quant au contenu du contrat de travail.
Joint mardi, le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin, a confirmé qu'il ne commenterait pas avant que ses membres aient pu se prononcer, un «incontournable après six ans d'attente», a-t-il répondu dans un courriel au Soleil.
Longue route
Il y a quelques semaines, Éric Gosselin avait indiqué au Soleil avoir confiance de voir les négociations débloquer pour 2010 à 2018.
Cette série de négociations était devenue un peu moins ardue depuis le règlement par arbitrage de la convention touchant les années 2007 à 2009.
Avant cette décision de l'arbitre Denis Gagnon sur la convention, tombée en octobre 2014, la route avait été longue et le climat particulièrement tendu entre l'administration Labeaume et les pompiers.
Entre 2006 et 2014, le litige avait coûté plus d'un million de dollars en frais d'avocats aux contribuables de Québec et une soixantaine de rencontres en arbitrage avaient été nécessaires.
Labeaume refuse de commenter
Présent au Musée national des beaux-arts, mercredi, pour assister à l'allocution annuelle de la Saint-Jean-Baptiste du premier ministre, le maire Régis Labeaume n'a pas voulu s'avancer lorsque questionné sur le possible règlement d'une convention collective avec les pompiers de Québec. «Je ne commenterai pas parce qu'ils votent vendredi [demain], on s'en reparle à ce moment-là», s'est contenté de répondre le maire à plusieurs reprises, avant de se permettre un bref commentaire. «Je veux juste vous dire que s'ils votent oui, toutes nos conventions collectives avec les grands groupes seraient réglées jusqu'en 2018. Ça ne s'est jamais vu à Québec.» Guillaume Piedboeuf