Québec et Charlottetown, capitale de l'Île-du-Prince-Édouard, s'associent pour souligner le 150e anniversaire des conférences ayant mené à la création du Canada. Le maire Régis Labeaume a signé vendredi un protocole d'entente avec son homologue de Charlottetown, Clifford Lee (à droite).

La Ville de Québec n'interviendra pas dans le dossier de la Charte

Régis Labeaume et son équipe d'élus ont décidé que le projet de charte de la laïcité n'est «pas une priorité». Résultat: la Ville de Québec ne prendra pas position dans le débat lancé par le gouvernement Marois.
Le maire Régis Labeaume a révélé vendredi que les élus du comité exécutif et lui avaient fait le choix de ne pas s'exprimer sur la Charte de la laïcité.
«Comme caucus, on a décidé qu'on a rien de neuf à dire là-dessus. [...] Parce que tout ce qui a été dit, on ajouterait rien d'intelligent. On va s'en tenir à ça, sans plus. Chacun a ses convictions, mais on a décidé à Québec que c'était vraiment pas notre priorité», a-t-il expliqué.
Pas présent à la commission parlementaire
Le maire a ajouté que la Ville de Québec ne participera pas à la commission parlementaire qui entend depuis la mi-janvier les différents groupes intéressés à intervenir dans le débat.
«On a beaucoup de dossiers à régler pis on sent qu'on a rien de plus intelligent à apporter au débat. Alors quand vous avez rien de neuf, ça donne rien de participer», a-t-il résumé.
M. Labeaume a fait savoir qu'il s'était dit prêt à laisser les élus de sa formation politique s'exprimer sur la question. «J'avais dit à tous les élus autour de la table que c'était à eux de défendre leurs convictions personnelles, s'ils voulaient le faire au conseil éventuellement. Tellement que j'avais quasiment décidé de ne pas intervenir pour m'assurer que tout le monde puisse y aller avec ses convictions personnelles. Mais on a tous décidé ensemble que ce n'était pas une priorité pour nous autres.»
Régis Labeaume y est allé de cette précision sur la charte de la laïcité après avoir laissé tomber qu'il entreprendra bientôt une tournée des «plus grands groupes de la communauté culturelle» de Québec. «Je veux qu'on se connaisse bien et voir quelles sont leurs difficultés», a-t-il glissé.