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Les détritus de Lac-Delage seront transportés par camions jusqu’à l’incinérateur de la capitale où ils seront brûlés moyennant le paiement de 80 $ la tonne.
Les détritus de Lac-Delage seront transportés par camions jusqu’à l’incinérateur de la capitale où ils seront brûlés moyennant le paiement de 80 $ la tonne.

La Ville de Québec gérera les poubelles de Lac-Delage

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
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La Ville de Québec devient sous-traitante pour Lac-Delage. La capitale gérera les poubelles de sa voisine!

Le contrat vient d’être signé : «L’entente avec la Ville de Lac-Delage pour le traitement des matières résiduelles recyclables, pour l’incinération des déchets et pour le traitement de résidus alimentaires, est nouvelle», confirme au Soleil une des conseillères en communication de Québec, Mireille Plamondon.

Ainsi, les détritus de la municipalité du nord seront transportés par camions jusqu’à l’incinérateur de la capitale où ils seront brûlés moyennant le paiement de 80 $ la tonne.

Le carton, le papier, le verre, le métal et le plastique voyageront aussi par la route jusqu’au centre de tri. Là, les contribuables de Lac-Delage recevront une facture de 35 $ la tonne.

Quant aux restes de table, ils aboutiront au centre de biométhanisation en construction au bord du fleuve; l’administration de Québec vise toujours le lancement des activités en 2022. Comme pour ceux des résidents de la ville centre, les aliments jetés à Lac-Delage seront transformés en gaz naturel et en digestat, un fertilisant. Prix pour le service rendu : 65$ la tonne.

Pourquoi?

Pourquoi Lac-Delage a-t-elle choisi de payer Québec pour gérer ses poubelles? «Le plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec enjoint les municipalités à détourner de l’élimination (enfouissement ou incinération) les matières organiques putrescibles d’ici 2022», note-t-on dans un document récemment diffusé par la mairie de la capitale. «La Ville de Lac-Delage a évalué la possibilité de faire traiter l’ensemble de ses matières résiduelles, puisque la Ville de Québec possédera toutes les infrastructures pour le faire avec l’implantation à venir du centre de biométhanisation municipal (CBAQ).»

Gains

Selon le document remis aux élus, la capitale escompte faire de l’argent avec ce mandat de sous-traitance. «La présente entente apportera des revenus supplémentaires.» L’ampleur du gain dépendra des quantités reçues.

On y apprend en outre que «la durée de l’entente est de 10 ans, soit du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2030. […] À compter de sa huitième année, les parties s’engagent mutuellement à négocier de bonne foi la conclusion d’une nouvelle entente intermunicipale portant sur le même sujet.»

Précédents

Mireille Plamondon, la conseillère en communication, précise qu’il existe des précédents. «Le Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles de la Communauté métropolitaine de Québec (PMGMR) prévoit ce type d’ententes pour accommoder les villes qui ne disposent pas des équipements appropriés. Certaines ententes sont existantes depuis plusieurs années pour le traitement des ordures et des matières recyclables avec certaines villes ou MRC de la Communauté métropolitaine de Québec. Ces ententes permettent à ces dernières d’acheminer leurs matières résiduelles à proximité, limitant ainsi le transport qui serait nécessaire autrement pour les enfouir ou les recycler ailleurs.»

«En plus de Lac-Delage, des ententes sont déjà existantes avec:

  • La MRC de La Côte-de-Beaupré et ses municipalités constituantes;
  • La MRC de l’Île-d’Orléans et ses municipalités constituantes;
  • Les municipalités de Sainte-Brigitte-de-Laval et Saint-Gabriel-de-la-Valcartier.»