En plus d’interdire la vente, la possession et l’utilisation d’armes d’assaut, semi-automatiques et de poing au grand public, sauf quelques exceptions, la Ville de Québec demande de bonifier les critères d’admissibilité pour l’obtention d’armes à feu afin d’empêcher que des individus qui présentent des risques clairs ne soient autorisés à posséder de telles armes.

La Ville de Québec demande un meilleur contrôle des armes à feu

Encore meurtrie par la fusillade de la Grande Mosquée du 29 janvier 2017, la Ville de Québec demande au gouvernement fédéral un meilleur encadrement des armes à feu auprès du grand public.

Le comité exécutif a entériné cette résolution jeudi au retour des vacances estivales. La requête adressée à Ottawa fait écho aux récentes demandes des villes de Toronto et de Montréal.

Le 23 juillet dernier, le conseil municipal de la ville de Toronto réclamait officiellement du fédéral «d’interdire au grand public la disponibilité, la vente, la possession et l’utilisation de certaines armes, sauf dans le cas des Forces armées canadiennes, des services de police et des autres autorités mandatées à posséder des armes à feu sous réserve de restrictions imposées par les gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux».

Il faut dire que la Ville Reine est victime d’une flambée de violence depuis le début de l’année. On y observe une hausse du nombre de fusillades. La plus récente survenue le 22 juillet a fait deux innocentes victimes, une jeune femme de 18 ans et une fillette de 10 ans. Le tireur a aussi perdu la vie.

Montréal a appuyé la démarche de Toronto lors de son conseil municipal du 20 août. La métropole a aussi connu son lot de drames, dont le plus tristement célèbre est la tuerie de l’École polytechnique qui a causé la mort de 14 femmes le 6 décembre 1989.

Dans sa résolution, la Ville de Québec tient compte du fait que la capitale a été le théâtre de l’attentat à la Grande Mosquée, qui a fait six victimes et de nombreux blessés.

De plus, elle se dit préoccupée par une recrudescence des crimes associés aux armes à feu. Ils auraient augmenté de 39 % au pays entre 2013 et 2016. Les crimes violents à l’aide d’une arme à feu sont également en hausse de 31,5 % pour la même période.

En plus d’interdire la vente, la possession et l’utilisation d’armes d’assaut, semi-automatiques et de poing au grand public, sauf quelques exceptions, la Ville demande de bonifier les critères d’admissibilité pour l’obtention d’armes à feu afin d’empêcher que des individus qui présentent des risques clairs ne soient autorisés à posséder de telles armes.