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La Ville de Québec atteint l’équilibre pandémique
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La Ville de Québec atteint l’équilibre pandémique

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La Ville de Québec atteint l’équilibre pandémique

Jean-François Néron
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Le Soleil
La Ville de Québec a présenté un budget 2021 équilibré, malgré les coûts de la pandémie et les recettes en baisse. L’exercice est rendu possible, surtout grâce à une aide financière gouvernementale de 55,7 millions $.

Les revenus de la prochaine année atteignent 1,53 milliard $ alors que les dépenses sont de 1,58 milliard $. Pour équilibrer les deux colonnes, la Ville affecte 42,7 millions $ de l’enveloppe gouvernementale 2020-2021 accordée pour aider les municipalités à traverser la crise sanitaire. Nonobstant cette aide, elle aurait dû piger plus que les 7,3 millions $ dans son fonds de prévoyance pour éponger le reste du déficit anticipé de 2021.

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Les faits saillants du budget de la Ville de Québec

Le budget est marqué, comme annoncé au printemps, par un gel des taxes résidentielles et non résidentielles. La Ville souhaite donner un peu d’air aux citoyens en ces temps de COVID. Du coup, l’administration se prive de 20,7 millions $ supplémentaires si elle avait décrété une hausse des taxes foncières et d’aqueduc et d’égout. Au total, l’ensemble des mesures liées à la pandémie totalisent 58,9 millions $.

Malgré le contexte économique difficile, la Ville fait aussi le choix d’ajouter 32 millions $ en nouveaux services rendus aux citoyens dont plusieurs sont récurrents. 

«Les gens avaient besoin de savoir qu’on comprenait la situation et qu’on les soutenait», justifie le maire de Québec, tout en précisant que la Ville a les moyens financiers de mettre en oeuvre l’ensemble de ces mesures d’allégement et de bonification.

Toujours dans le cadre

C’est maintenant une tradition, Régis Labeaume a vanté la rigueur du cadre financier que s’est imposé son administration dès 2009 pour expliquer la «bonne» situation financière de la Ville, même dans un contexte de pandémie.

D’ailleurs, le service de la dette nette annuelle représente 14,0 % des dépenses de fonctionnement, en baisse de 5,2 millions $ (-2,3 %) par rapport au précédent budget. La dette nette représente 1,55 milliard $ en 2021, en baisse de 10,4 millions $ par rapport à 2020. 

Comme chaque année, le maire lance aussi un message à ceux qui estiment les taxes trop élevées dans la capitale. «La hausse cumulative des taxes résidentielles de la Ville de Québec entre 2008 et 2021 est de 18,7 %. Pour les grandes villes québécoises (excluant Québec), la moyenne cumulative des hausses de taxes résidentielles entre 2008 et 2020 a été de 32,2 %, soit 72,2 % supérieure à celle de la ville.»

La hausse cumulative est de 30,5 % au chapitre des taxes non résidentielles pendant la même période alors qu’elle est de  32,5 % pour les autres grandes villes.

Des investissements de six milliards$ d’ici 2025

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Jean-François Néron
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Un désir de relancer l’économie et des taux d’intérêt qui atteignent des planchers incitent la Ville à présenter un plan quinquennal d’immobilisations de 5,95 milliards de dollars, le plus ambitieux de son histoire. À lui seul, le tramway accapare 45,9 % de cette somme.

«Nous sommes passés d’une des villes les plus endettées à une des moins endettées. On peut continuer à emprunter sans s’endetter», soutient le maire de Québec, faisant référence aux taux d’intérêt «historiquement bas».

Régis Labeaume se plaît à dire que seulement 28 % des quelque 6 milliards $ seront financés par emprunts à long terme, soit environ un dollar sur quatre. 

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Les faits saillants du budget de la Ville de Québec

Les investissements prévus en 2021 passent de 703,7 M$ à 926,1 M$ pour une hausse de 222,5 M$ par rapport au précédent budget, question de donner un coup de fouet à la relance. Cette hausse se fera sentir à travers plusieurs postes budgétaires comme l’ingénierie, le logement social et l’acquisition de terrains nécessaire à différents projets.


« Nous sommes passés d’une des villes les plus endettées à une des moins endettées. On peut continuer à emprunter sans s’endetter »
Régis Labeaume

Pour une énième fois, le maire a insisté sur l’importance de démarrer les appels de proposition pour le tramway afin de stimuler les investissements privés de 2,6 milliards $ prévus le long du tracé. 

D’ailleurs, le projet de réseau structurant accapare près de la moitié (45,9 %) du budget quinquennal. D’ici 2025, année précédant la mise en service du tram, la Ville et les gouvernements injecteront 2,73 milliards$ dans le projet.

Tout juste après, le Réseau de transport de la Capitale obtient une bonne part du gâteau, avec (14 %) du budget dont 519 millions$ pour le maintien du réseau et 289 millions $ pour le projet d’acquisition, de construction et de réaménagement de son centre d’exploitation.

Les faits saillants du budget de la Ville de Québec

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Les faits saillants du budget de la Ville de Québec

Jean-François Néron
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Quelques faits saillants

- Les dépenses s’élèvent à 1,42 milliard $, en hausse de 1,1 % par rapport au précédent budget, auxquelles s’ajoutent 156 millions $ pour le paiement comptant des immobilisations (PCI). Le budget prévoit également la poursuite de la diminution de la dette nette pour une sixième année consécutive, avec une baisse de 10,4 M$. 

- La Ville a bénéficié d’une aide financière ponctuelle des gouvernements fédéral et provincial en vertu de l’Accord sur la relance sécuritaire, totalisant 55,7 millions $, soit 13,2 millions $ affecté en 2020 et 42,5 millions $ en 2021. 

- La facture de taxes 2021 pourra être acquittée en 4 versements égaux sans intérêts (3 mars, 3 mai, 5 juillet et 3 septembre), et ce, pour tous les propriétaires d’immeubles. Il est maintenant possible pour les citoyens d’adhérer au mode de paiement préautorisé en 4 versements égaux, sans frais ni intérêt, aux dates d’échéances légales.

- En 2021, sept des onze secteurs de la ville n’ont plus de taxe relative au remboursement des dettes des anciennes municipalités. La Ville a terminé en 2020 le processus visant l’harmonisation du fardeau fiscal pour toutes les catégories d’immeubles, un an avant la date limite.

- La diminution des dépenses relatives au remboursement des dettes des anciennes municipalités, avant la fusion de 2002, permet aux propriétaires d’immeubles résidentiels de certains secteurs de bénéficier d’une baisse moyenne de taxes de 0,1 % (2 $) pour la résidence unifamiliale moyenne.

- Maintien du ratio du service de la dette nette à 20 % ou moins du budget de fonctionnement. Ce ratio se chiffre à 14,0 % en 2021, en baisse de 0,6 % par rapport au précédent budget. 

(Source: Ville de Québec)

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