Après deux tentatives avortées en un peu moins de deux ans, le processus de vente d’Espace 400e est présentement suspendu, le temps de revoir les critères de l’appel d’intérêt.

La vente d'Espace 400e sur la glace

Après deux tentatives avortées en un peu moins de deux ans, le processus de vente d’Espace 400e est présentement suspendu, le temps de revoir les critères de l’appel d’intérêt.

Services publics et approvisionnement Canada (SPAC) a toujours le mandat de disposer du bâtiment appartenant à Parcs Canada. Mais selon Sylvie Asselin, directrice régionale de SPAC, responsable de la vente du pavillon d’Espace 400e, relancer l’appel d’offres selon les mêmes critères, après deux échecs, n’est peut-être pas la chose à faire.

Le fédéral est donc à réévaluer le processus de disposition de l’immeuble situé dans le Vieux-Port, mis en vente à l’automne 2016 pour 5,48 millions $, alors qu’il en vaut deux fois plus.

D’ici à ce que soient déterminés les critères du prochain avis public, toute candidature sera rejetée de facto. «Il va falloir qu’on remette la propriété en vente de façon formelle sur le marché public. Présentement on n’a pas d’échéancier», a affirmé Mme Asselin, vendredi, en entrevue au Soleil.

«On veut déterminer pourquoi ça n’a pas marché [les deux premières fois] pour que la fois suivante, on ait un appel de candidatures qui soit productif et qu’on vende», a-t-elle expliqué. «Est-ce nos délais dans les processus? Est-ce parce qu’on demande des offres sans conditions?»

SPAC a sollicité des candidatures pour la première fois à l’automne 2016. Un acheteur, qui n’a jamais été dévoilé, avait été retenu. Cet acheteur s’est désisté en mars 2017 pour une raison inconnue.

Le printemps de la même année, SPAC a relancé un appel d’offres selon les mêmes critères, toujours sans possibilité pour les potentiels acheteurs d’émettre des conditions.

Nouvel acheteur

SPAC a confirmé cette semaine qu’un nouvel acheteur, dont l’identité est encore une fois demeurée confidentielle, a été choisi. Il s’agissait d’un développement récent puisque Le Soleil rapportait, en avril, qu’Espace 400e était toujours en vente.

SPAC a cependant précisé, dans un message envoyé au Soleil mercredi, que «l’acheteur a par la suite posé une condition à son offre achat», ce qui a fait dérailler le processus. «Le gouvernement du Canada a refusé [cette condition], puisque la vente était sans condition, tel que stipulé dans l’avis d’expression d’intérêt, a ajouté une porte-parole. L’offre d’achat a donc été considérée comme étant non valide».

Mme Asselin n’a pas dévoilé, vendredi, quelle était la nature de la condition émise par l’acheteur, en raison d’une «entente de confidentialité». Quelle qu’elle soit, elle a été suffisante pour faire avorter la vente et convaincre SPAC de revoir ses critères. Dès lors qu’une condition était émise, «on devait rejeter [l’offre]». Une question «d’équité» pour les autres joueurs, a plaidé Mme Asselin.

Espace 400e a été construit par le fédéral au coût de 9 millions $ et est un legs à la Ville de Québec pour son 400e anniversaire, célébré en 2008. Outre 3E Événements, J-EM Événements a été l’un des locataires dans les années suivant les festivités.

Le bâtiment a peiné à attirer des expositions majeures et le taux d’occupation était inférieur à 30 % en 2016. Tant le Port de Québec que la Ville de Québec ont levé le nez sur l’immeuble du 100, quai Saint-André. L’immeuble est inoccupé depuis sa mise en vente par Parcs Canada.