La salle Montaigne du campus de Charlesbourg du Cégep Limoilou était bien remplie jeudi soir alors que 254 citoyens cordés bien serrés y prenaient place.

La vague d'amour envers le tramway se poursuit

Personne ne pourra prétendre que le projet de tramway de la Ville de Québec n’intéresse pas la population. Pour une seconde journée consécutive, la séance d’information et de consultation sur le sujet a fait salle comble jeudi soir et la vague d’amour envers le réseau de transport structurant ne s’est pas démentie.

La salle Montaigne du campus de Charlesbourg du Cégep Limoilou était bien remplie alors que 254 citoyens cordés bien serrés y prenaient place. Plus tôt dans la journée, le maire Labeaume avait laissé entendre qu’il attendait plusieurs opposants au projet jeudi soir, indiquant qu’une «bonne source» l’avait informé que Québec 21 avait mobilisé ses partisans.

C’est plutôt un flot d’opinions favorables au projet agrémentés de bravos et de félicitations qui ont été exprimés dans les deux heures qui ont suivi la présentation de la Ville. Jean-François Morin, un citoyen fort favorable au projet, a donné le ton en lançant la période de questions, félicitant le maire Régis Labeaume d’avoir mis son poids politique derrière ce projet malgré l’opposition de certains médias d’opinion.

Ensuite, plusieurs autres citoyens des quatre coins de Québec, pour la plupart déjà vendus au projet, ont poursuivi dans la même veine. Vincent Naon, un nouvel immigrant originaire d’Europe, applaudissait le projet en déplorant que plusieurs entreprises affichent, dans leurs offres d’emploi, que leur secteur n’était pour l’instant pas desservi par le transport en commun.

Louise Boulanger souhaitait pour sa part que les enfants de Québec soient aussi fiers de leur tramway qu’elle l’avait été lors de la mise en service du métro de Montréal quand elle avait 11 ans et qu’elle résidait dans la métropole.

Peu d’opposition

Quelques citoyens se sont aussi interrogés sur l’interconnexion du réseau de transport structurant avec celui de Lévis ou ont proposé des aménagements pour que le futur réseau desserve un plus grand territoire.

Les rares personnes qui ont exprimé des opinions un peu divergentes n’étaient pas opposées au projet. Jean Laflamme et Stéphane Mercier auraient cependant souhaité plus d’endroits où le parcours du tramway aurait été souterrain pour en améliorer la vitesse. Bernard Martineau s’inquiétait pour sa part de l’impact des travaux alors que Benoît Lambert, guide touristique, tenait à s’assurer que la Ville consulte les intervenants touristiques dans son projet.

Coûts d’opération

À Denis Bastien, qui s’interrogeait quant aux coûts d’opération du tramway, le maire Labeaume a répondu que rien ne justifiait que la Ville ne sorte de son cadre financier car le tramway ne générerait aucune dette additionnelle. «Dans huit ans, ça coûtera 18 millions $ de plus, mais on continuera de taxer seulement à l’inflation», a-t-il assuré.

Deux autres séances d’information sont prévues samedi, dans la Haute-Saint-Charles au Centre communautaire Michel-Labadie à 9h, puis à 14h, à l’Édifice Andrée-P.-Boucher de Sainte-Foy.