La SPA cherche davantage de contrats municipaux, mais pas à n’importe quel prix. En effet, l’organisme souhaite le faire à des conditions «bonnes pour les animaux et pour une œuvre de charité».

La SPA veut ravoir la Ville de Québec

EXCLUSIF — La Société protectrice des animaux (SPA) de Québec tentera d’obtenir de nouveau le contrat de gestion animalière de la Ville de Québec, sur lequel elle n’avait pas soumissionné lors du dernier appel d’offres en 2015.

«Le conseil d’administration s’est prononcé et la SPA a décidé de se repositionner afin d’aller chercher tous les contrats municipaux possibles», a déclaré Félix Tremblay, président de la SPA, ajoutant que son organisme était disposé à accepter des contrats sur les territoires de Québec, Portneuf et la Côte-de-Beaupré.

«Si des municipalités sont intéressées à faire affaire avec un organisme crédible qui a 150 ans d’histoire dans le traitement éthique des animaux, nous sommes là», a indiqué M. Tremblay, notant que ce n’était pas une coïncidence si la SPA lançait son offensive à quelques mois de l’échéance du contrat de trois ans entre la Ville de Québec et l’entreprise de gestion animalière Les Fidèles Moustachus.

«Nous sommes intéressés à compter de nouveau Québec parmi nos partenaires», confirme M. Tremblay. La SPA, qui s’est occupée de la gestion animale à Québec pour un prix d’environ 900 000 $ par an jusqu’en 2015, n’avait même pas déposé de soumission quand Les Fidèles Moustachus avaient obtenu le contrat de gestion animalière pour 3,8 millions $ alors qu’une seule autre entreprise, Services animaliers de la Rive-Sud, avait démontré de l’intérêt à 14 millions $.

Félix Tremblay précise cependant que son organisme souhaite avoir plus de contrats municipaux, mais pas à n’importe quel prix. «On le fera à des conditions qui sont bonnes pour les animaux et pour une œuvre de charité. Nous pensons que l’ancien modèle d’attraper les animaux et d’en euthanasier une quantité significative est dépassé.»

15 municipalités

La SPA de Québec s’occupe toujours du contrôle animalier dans 15 municipalités du secteur, les plus importantes étant Lac-Beauport, Stoneham et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. La Ville de Québec, qui était son plus important contrat, a cependant quitté le navire en 2015 en même temps que Saint-Agapit. Un autre important partenaire, Saint-Augustin-de-Desmaures, a aussi mis les voiles en 2017.

«Notre expertise est unique dans la région de Québec et idéalement, on souhaite conclure des partenariats avec les villes de façon à pouvoir également les conseiller dans l’élaboration de meilleurs règlements de gestion animalière», poursuit M. Tremblay, en ajoutant que son statut d’organisme sans but lucratif ne l’oblige pas à passer par les appels d’offres.

«De plus, contrairement aux entreprises privées à but lucratif, nous ne voyons pas l’animal comme une source de revenus ou de dépenses», conclut-il.

Ratifié à l’automne 2015, le contrat de gestion animalière de la Ville de Québec était d’une durée de trois ans, renouvelable pour deux autres années.