À 11h, à la succursale de la rue Bouvier, dans Lebourgneuf, une file aussi longue que la veille s’étirait le long du trottoir qui borde le Carrefour de la Capitale.

La Société du cannabis encore prise d’assaut au jour 2 à Québec

La Société québécoise du cannabis (SQDC) est encore prise d’assaut, jeudi matin, au jour 2 de la légalisation.

À 10h, lors de l’ouverture de la succursale de la rue Bouvier, dans Lebourgneuf, une file aussi longue que la veille s’étirait le long du trottoir qui borde le Carrefour de la Capitale. 

Mercredi, les amateurs de pot ont dû patienter environ trois heures avant de pouvoir acheter à la SQDC. Le même scénario semble se répéter aujourd’hui. 

Émilie Décary, 22 ans, était au bout de la file d’au moins 200 personnes. «J’étais là hier, mais je n’ai pas pu entrer», dit-elle. 

Elle s’était présentée en soirée. Mais cette fois, elle est venue le matin pour être certaine de repartir avec du cannabis. 

À la succursale de Sainte-Foy, environ 120 personnes faisaient la file vers 10h45, mais l'achalandage semblait un peu moins imposant que la veille.

Le rythme pour entrer à l'intérieur des deux succursales de Québec semble s'être accéléré au jour 2.

Plus de détails à venir...

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Tout comme dans Lebourgneuf, les amateurs de cannabis faisaient la file à Sainte-Foy.

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PAS DE CANNABIS DANS LES LIEUX PUBLICS DE WENDAKE

Wendake interdit à son tour la consommation dans tous les lieux publics de son territoire.  «Afin de protéger la santé et la sécurité des membres de la Nation huronne-wendat et pour que la communauté de Wendake demeure un lieu où règnent la paix, le bon ordre et la tranquillité, le Conseil a procédé à l’amendement de la réglementation en vigueur à Wendake», indique le Conseil de la Nation dans un communiqué diffusé jeudi. Il est ainsi désormais interdit sur tout le territoire de la communauté de Wendake de «cultiver, multiplier, récolter, distribuer ou vendre du cannabis», de «se retrouver dans une rue ou un espace public avec les capacités affaiblies par le cannabis» et de «consommer du cannabis dans une rue ou un espace public». La réglementation interdit aussi aux personnes d’âge mineur «d’avoir en leur possession, d’acheter ou de donner du cannabis». Bref, la consommation de cannabis sera uniquement permise dans les résidences privées ainsi que sur les terrains privés, précise le Conseil de la Nation huronne-wendat.  Élisabeth Fleury

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ÂGE LÉGAL À 21 ANS: OTTAWA AVERTIT QUÉBEC QU'IL POURRAIT Y AVOIR DES «RÉPERCUSSIONS»

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a affirmé jeudi qu’il pourrait y avoir des «répercussions» — un potentiel de contestation judiciaire — si le gouvernement québécois faisait passer l’âge minimal légal pour consommer du cannabis à 21 ans. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec a l’intention de bouger «fort probablement d’ici la fin de l’année» dans ce dossier, selon ce qu’un porte-parole du parti a soutenu lundi, précisant que «nous avons été clairs sur l’intention de ramener l’âge légal à 21 ans». Au lendemain de l’entrée en vigueur de la légalisation du cannabis à l’échelle du Canada, la ministre Wilson-Raybould a affirmé, en usant de beaucoup de prudence, qu’un tel geste ne serait pas sans conséquence. Invitée à préciser sa pensée, la ministre a laissé entendre, de fil en aiguille, qu’un individu qui se voit ainsi restreindre l’accès à la substance désormais légale à des fins récréatives pourrait s’adresser aux tribunaux.  La Presse canadienne