L'église construite entre 1881 et 1886 est fermée au culte depuis mai 2015.

La relance de l'église Saint-Jean-Baptiste a du plomb dans l'aile 

Le projet de Carrefour de généalogie de l'Amérique francophone visant à insuffler une nouvelle vocation à l'église Saint-Jean-Baptiste a du plomb dans l'aile. «Je ne dis pas que c'est mort, je n'aime pas ce mot, mais c'est en pause», explique la présidente d'Espace Solidaire, Dominique Drolet.
Se disant «très déçue et triste» de la tournure des événements, Mme Drolet mentionne, dans un premier temps, que le spectacle «de calibre international» visant à amasser à des fonds pour financer le carrefour, n'aura pas lieu au printemps 2018, tel que prévu, faute d'appuis et de financement auprès des bailleurs de fonds gouvernementaux. 
Même si Espace Solidaire a reçu l'an dernier une subvention de 45 000 $ de la Ville de Québec pour une étude de faisabilité du projet, il resterait encore «beaucoup de travail à faire pour convaincre», soutient Mme Drolet, inquiète de l'absence de signaux de l'hôtel de ville. À l'opposé, elle qualifie de «belle avancée» le partenariat développé avec le diocèse et le conseil de fabrique de la paroisse. L'église Saint-Jean-Baptiste, construite entre 1881 et 1886, est fermée au culte depuis mai 2015.
«Un bon filon»
En juillet, à l'occasion de la tenue à Québec de la rencontre du Réseau des villes francophones et francophiles, Mme Drolet dit avoir reçu un accueil chaleureux pour cet éventuel centre de généalogie. «Les gens à qui nous avons parlé ont trouvé l'idée très intéressante, ils voulaient tous collaborer. Sincèrement, on ne vit pas au pays des licornes, et quand on prend le temps d'expliquer notre projet, on sent un bel enthousiasme. Ça nous convainc que nous avons un bon filon.»
Espace Solidaire compte attendre la fin de la campagne électorale municipale avant de faire de nouvelles représentations. «On va prendre une pause, prendre le temps de réfléchir et revenir à la charge.»
En avril 2016, le maire Labeaume mentionnait dans un communiqué que «ce projet s'inscrit dans une vision de développement de circuits touristiques de tourisme généalogique et religieux». 
Le Carrefour de généalogie de l'Amérique francophone serait «un lieu de diffusion et de promotion lié à la recherche et à la mise en valeur de l'histoire des familles de l'Amérique francophone», expliquait-on. On y retrouverait des expositions thématiques, des outils de recherche généalogique, une «expérience immersive et multimédia», des espaces communautaires, un «lieu interactif lié à la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel».
En fin de journée, mardi, la Ville n'avait pas donné suite à la demande du Soleil pour savoir sa position.