Hélène St-Pierre occupait le poste de présidente du Syndicat des cols blancs de la Ville de Lévis depuis cinq ans.

La présidente du Syndicat des cols blancs de Lévis chassée

La présidente du Syndicat des cols blancs de Lévis a perdu son poste lundi soir à l'issue d'un vote où la majorité des membres lui a indiqué la sortie.
Hélène St-Pierre occupait le poste de présidente du Syndicat des cols blancs de la Ville de Lévis depuis cinq ans. Elle a été impliquée dans les récentes négociations plutôt houleuses pour le renouvellement de la convention collective. La négociation a donné lieu à des journées de grève et à plusieurs actions d'éclat, dont une visite bruyante des syndiqués devant la résidence du maire de Lévis, Gilles Lehouillier. 
Les fonctionnaires municipaux sont finalement parvenus à une entente avec l'administration Lehouillier en décembre pour le renouvellement de leur convention collective, alors échue depuis six ans.
À la suite de la conclusion de la négociation, Hélène St-Pierre a choisi de briguer un nouveau mandat de deux ans à la tête du syndicat. Mais Le Soleil a appris lundi en soirée que la majorité des membres a choisi de donner son appui à une nouvelle représentante, Isabelle Émond, une employée du service des loisirs de la Ville. Le reste de l'exécutif a été reconduit dans ses fonctions.
Des tensions à l'interne seraient à l'origine de la défaite de Mme St-Pierre. «Plusieurs membres se questionnaient sur les raisons qui motivaient réellement la présidente lors des dernières négociations», a indiqué une source. «On lui a reproché de ne pas avoir communiqué de façon transparente.»