«On vise toujours une dette qui correspond à notre budget. Présentement le ratio est de 111,6 % . On veut que ce soit 100 %», a expliqué Régis Labeaume

La poursuite de Gagnon «ira sur la pile» dit Labeaume

Régis Labeaume a semblé prendre avec un grain de sel la poursuite annoncée de Jean Gagnon. «On va la mettre sur la pile des autres, ça va aller en dessous de la pile. On les accumule, on est habitués», a-t-il simplement réagi ce matin.
«Je n'ai plus rien à dire là-dessus», a-t-il rapidement conclu lors d'un point de presse après une rencontre avec le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.
Lundi, le syndicat des cols blancs et son chef Jean Gagnon ont confirmé qu'il allait de l'avant avec une poursuite contre le maire pour des propos qu'il jugent offensants.
Le 20 décembre, M. Labeaume avait fait allusion à la santé de Jean Gagnon, en retour progressif après un congé de plusieurs mois. «J'adore M. Gagnon», avait ironisé M. Labeaume. «Mais il est toujours au bout de sa chaîne. Le problème est qu'il va retourner en burn-out à un moment donné», avait-il lancé.
Cette déclaration, rapportée dans Le Soleil du 21 décembre, a fait bondir Jean Gagnon et le Syndicat des fonctionnaires municipaux, qui ont transmis une mise en demeure au maire.
Le maire Labeaume s'est par la suite excusé à trois reprises. Des excuses insuffisantes aux yeux de M. Gagnon qui les assimile à de «l'intimidation».
Les détails de la poursuite seront connus d'ici quelques semaines.
Absent de la soirée des 25 ans
Régis Labeaume a aussi justifié lors du même point de presse aujourd'hui son absence de la fête annuelle des employés municipaux qui comptent 25 ans de service, qui se déroulait vendredi.
Le syndicat des fonctionnaires municipaux avait qualifié «d'assez ordinaire» le fait que M. Labeaume fasse faux bond à cette tradition.
«J'avais sérieusement besoin de vacances et j'ai priorisé mes vacances, a justifié M. Labeaume. «À un moment donné dans la vie, il faut faire ça. Dans le passé, j'ai toujours raté mes vacances alors cette fois, j'ai décidé d'en prendre. Je ne voulais pas offenser personne, mais il faut que les gens comprennent ça.»