Selon la conseillère Julie Lemieux, le Comité des citoyens du Vieux-Québec auraient dû, dans un premier temps, demander une résolution du conseil municipal avant de proposer que Dany Turcotte et sa bande débarquent dans le Vieux-Québec, puisqu'il s'agit d'une condition sine qua non pour que le projet de concrétise.

La petite séduction dans le Vieux-Québec: un projet mal ficelé, selon Julie Lemieux

Si La petite séduction ne tourne pas d'épisode dans le Vieux-Québec, ce n'est pas pour des raisons de partisanerie politique, mais parce que le projet et son budget n'étaient pas bien ficelés, soutient la conseillère municipale Julie Lemieux.
Cette dernière est aussi présidente de la Table de concertation du Vieux-Québec qui avait lancé le printemps dernier un appel de projets assorti d'un montant de 50 000 $ pour faire rayonner l'arrondissement historique. Parmi les propositions reçues figurait celle de tourner un épisode de La petite séduction.
Présentée par le Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ), celle-ci avait suscité l'enthousiasme de Radio-Canada qui acceptait de tourner dans «le village» qu'habitent les résidants du Vieux à la condition d'obtenir les autorisations nécessaires auprès de la municipalité. La production avait même suggéré la date du 23 août 2017 pour la diffusion.Malgré l'aval de la société d'État, la Table de concertation du Vieux-Québec n'a pas retenu la proposition du CCVQ présidé par Jean Rousseau, lui préférant deux autres projets. Indigné d'être écarté de la sorte et sans explication, ce dernier a laissé sous-entendre hier au Soleil que des considérations politiques pouvaient justifier le refus.
La conseillère municipale Julie Lemieux
Insultant pour le jury
Une allégation que n'a pas digérée Julie Lemieux, qui a tenu à réagir mercredi. «C'est plutôt Jean Rousseau qui joue la carte de la mesquinerie politique», s'indigne la conseillère tout en précisant qu'elle n'a pas été mêlée au concours.
Elle déplore les propos du président du CCVQ qui remet en question les membres du jury formé par la Table pour décider des meilleurs projets. Celui-ci, précise-t-elle, était composé d'un représentant du Musée de la civilisation, de deux citoyens du Vieux-Québec, d'un représentant de la Société de développement de l'arrondissement historique et de fonctionnaires du Secrétariat à la Capitale-Nationale et du service de la culture de la Ville de Québec. 
Ils ont jugé que Jean Rousseau et son équipe auraient dû, dans un premier temps, demander une résolution du conseil municipal avant de proposer que Dany Turcotte et sa bande débarquent dans le Vieux-Québec puisqu'il s'agit d'une condition sine qua non pour que le projet de concrétise. Mais c'est davantage sur le plan financier que le jury a montré le plus de résistance. M. Rousseau demandait 40 000 $ et disait être capable de rassembler de divers partenaires les 20 000 $ supplémentaires nécessaires.
Selon Julie Lemieux, le jury a jugé que puisque ces partenaires n'étaient pas identifiés, il n'avait pas la certitude que ces montants pouvaient être amassés. De plus, le CCVQ n'aurait pas démontré sa capacité à mener à terme le projet qui aurait nécessité de tourner et d'héberger les membres de l'équipe en pleine saison touristique. L'Office du tourisme aurait également calculé que les retombées touristiques ne valaient pas l'investissement. 
La conseillère municipale doute que le projet puisse être recevable d'une autre façon auprès de la Ville de Québec. «On ne voudrait pas non plus voler la place à des villages qui ont besoin de visibilité», fait valoir Mme Lemieux qui rappelle que la capitale nationale est bien servie à cet égard. «Le coût pour attirer la production est important pour le résultat», conclut-elle.