L’organisation du Carnaval justifie par le besoin d’amplitude le refus de refaire le défilé en basse-ville dans les prochaines éditions.

La nouvelle vision du Carnaval de Québec survivra

Très satisfaits de la version 2019 du Carnaval de Québec, les organisateurs de l’événement se disent déjà prêts à aller de l’avant avec cette nouvelle vision en 2020.

Les chiffres viendront plus tard, mais l’achalandage était très important sur tous les sites du Carnaval selon l’organisation. «Nos sites étaient bondés tout au long des 10 jours du carnaval. Les gens ont le cœur à la fête grâce à cette nouvelle vision-là», a mentionné la directrice générale, Mélanie Raymond. 

Les organisateurs avaient fait le pari cette année de déployer l’événement à plusieurs endroits, dont Limoilou qui a accueilli le traditionnel bain de neige, dimanche. Une cinquantaine de promoteurs ont participé à l’esprit carnavalesque à travers la ville. 

«Les événements partenaires ont été accueillis avec beaucoup d’enthousiasme de la part des différents promoteurs. Cette appropriation par la communauté, ça fait partie de l’esprit carnavalesque. «On est très heureux des grands rendez-vous qui ont été créés, c’était dans nos objectifs avec la nouvelle vision», a-t-elle souligné. «L’avantage d’être dans les quartiers, c’est que tout le monde a vécu son carnaval à sa façon, se l’est approprié, et a même contribué, et c’est quelque chose dont est très fier», a-t-elle poursuivi. 

Pas de défilé en basse-ville

Après les ratés et les nombreuses critiques du premier défilé, les organisateurs devaient trouver des solutions rapidement pour ne pas connaître une seconde soirée catastrophe, samedi. 

«On est très heureux du résultat. On a fait des ajustements majeurs. L’équipe a beaucoup travaillé toute la semaine. Les artistes ont également mis l’épaule à la roue», s’est réjouie Mme Raymond. 

La directrice générale du Carnaval comprend que certaines personnes regrettent les défilés d’avant et que le concept de petits spectacles avec cinq tableaux différents ne peut pas plaire à tout le monde, mais pour elle, «tout est une question de goût, rendu là. Évidemment, on peut avoir différents goûts.»

Le défilé ne reviendra vraisemblablement pas en basse-ville non plus. «Pour ce type de spectacle-là, ce n’est pas possible pour la simple et bonne raison que le trajet en pente et les fils électriques ne nous permettent pas d’offrir l’amplitude que le spectacle de cette année demandait», a-t-elle justifié tout en assurant que l’organisation allait rester à l’écoute de la population. 

«Mission accomplie» 

Selon les organisateurs, l’objectif de ce 65e Carnaval était d’attirer les 16-30 ans. La soirée de musique électronique sur la rue Jacques-Parizeau et les activités dans les quartiers a répondu complètement à ce souhait selon Daniel Gélinas. 

«On a vraiment atteint la cible d’élargir le spectre de la clientèle et d’aller chercher les 16-30 ans avec le spectacle de DEM, qui a été extraordinaire. Il y a eu du monde. C’était trippant. Et sur les sites, on a généré une attention beaucoup plus grande dans les quartiers par rapport au Carnaval», a-t-il salué.


« Pour ce type de spectacle-là, ce n’est pas possible pour la simple et bonne raison que le trajet en pente et les fils électriques ne nous permettent pas d’offrir l’amplitude que le spectacle de cette année demandait »
La directrice générale, Mélanie Raymond, justifiant l’impossibilité de refaire le défilé en basse-ville

Pour autant, les familles n’ont pas été oubliées. «On n’a pas négligé la famille au profit de cette clientèle. On a ajouté des choses, mais la famille s’y est retrouvée. Le défilé est toujours familial. La Cour royale, c’est très familial aussi, et dans les quartiers, les promoteurs ont également fait des trucs pour les enfants», a-t-il fait valoir.

L’équipe du Carnaval, qui souhaitait «élever le niveau de qualité et le côté spectaculaire de chacun des événements», peut donc dire mission accomplie. «Des images circulent abondamment sur les réseaux sociaux, entre autres la sculpture sur neige qui frappe l’imaginaire en plein cœur du centre-ville de Québec», a conclu Mélanie Raymond.