Le projet Laurentia, qui consiste à prolonger la ligne de quai de 610 mètres afin d’exploiter un terminal de conteneurs en eau profonde, est évalué à 775 M$.
Le projet Laurentia, qui consiste à prolonger la ligne de quai de 610 mètres afin d’exploiter un terminal de conteneurs en eau profonde, est évalué à 775 M$.

La Nation huronne-wendat appuie le projet Laurentia

Le Grand Chef Konrad H. Sioui donne son aval après avoir analysé les opportunités de développement économique du projet de terminal de conteneurs du Port de Québec, Laurentia, mais aussi les enjeux environnementaux qu’il soulève. 

La lettre d’appui de la Nation mentionne l’importance du Port de Québec pour le développement des entreprises huronnes-wendat sur le commerce international. Par contre, M. Sioui veut s’assurer que le tout respecte des engagements environnementaux précis. «Comment est-ce qu’on va être capable de protéger notre ohio [fleuve], les espèces marines et les gens qui vivent autour?», se questionnait-il lors des tables rondes de discussion. 

La signature d’une entente sur la protection des espèces en 2018 et le développement d’une relation de confiance avec le Port de Québec depuis plusieurs années ont convaincu Le Grand Chef Sioui d’apporter son soutien. «Il y a une exposition permanente à l’intérieur du Port sur la Nation huronne-wendat qui me touche profondément. On n’avait jamais vu ça avant au Québec. Ce sont des gestes comme ça qui font en sorte que la confiance se construit», a-t-il expliqué au Soleil.

Le pdg du port, Mario Girard, se réjouit grandement de cette prise de position. «Ils ont un savoir qui date de centaines d’années sur le territoire», explique le président-directeur général de l’APQ. «C’est un apport précieux et on a reçu cet appui avec une grande fierté». 

Le projet Laurentia, qui consiste à prolonger la ligne de quai de 610 mètres afin d’exploiter un terminal de conteneurs en eau profonde, est évalué à 775 M$. Selon le Port du Québec, il sera le terminal de conteneurs en eaux profondes possédant les caractéristiques environnementales les plus vertes en Amérique du Nord. 

Le projet compte générer 7000 emplois lors de sa construction de 2021 à 2024 et plus de 1000 emplois au Canada une fois en fonction.