Les deux jeunes co-porte-parole : Amine Haouari (à gauche) et Célestine Uhde (à droite).

La musique pour lancer les journées des droits des enfants

Les journées des droits de l’enfant ont été lancées, dimanche, au Grand théâtre de Québec avec une journée consacrée à la culture. Des centaines d’enfants ont pu essayer des instruments de musique de l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) et assister au spectacle «La Boîte à joujou».

En tout, une soixantaine d’organismes de Québec participent à la mobilisation des porteurs des droits de l’enfant, dont l’OSQ, porteur depuis 2016.

«Pour nous, c’est important de défendre le droit des enfants à la culture. Tous les enfants doivent y avoir accès, quels que soient leurs origines ou leurs moyens financiers», a mentionné l’adjointe à la direction et à la médiation culturelle de l’OSQ, Marie-Ève Paquin.

Grâce à une campagne de sociofinancement sur La Ruche, l’OSQ a récolté 6830 $ et invité 430 enfants et leur famille à la journée de dimanche. «Venir voir un concert et pouvoir toucher les instruments grâce au zoomusical, ça peut être un déclencheur pour donner le goût à un enfant d’apprendre à jouer d’un instrument de musique», a confié Mme Paquin.

Depuis 2009, ces porteurs se mobilisent en faveur du respect des principes fondamentaux de la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies. Cette année, plusieurs activités se dérouleront du 4 au 25 novembre en marge de la Journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre.

Les porteurs ont également dévoilé quatre nouveaux porteurs qui se joignent à eux, il s’agit de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, CKRL, la Commission scolaire de la Capitale et le Festival de cinéma en famille de Québec.

Encore pertinent en 2018

Québec a beau être une ville en pleine croissance économique, il existe encore de nombreuses inégalités sociales et les enfants sont les premiers à en souffrir. «Tous les enfants n’ont pas la chance d’avoir des conditions de vie optimale. C’est un droit, dont il faut encore rappeler l’importance», a insisté Luc Samama, porte-parole de la Mobilisation des porteurs des droits de l’enfant.

Il s’agit là d’une occasion de promouvoir les droits fondamentaux de l’enfant et d’affirmer l’importance des enfants et des familles de la région et de la défense de leurs droits. «Prenant appui sur la Convention, nous demandons que soient respectés en tout temps le droit à une alimentation, à un logement et à des soins médicaux adéquats, le droit à l’éducation, à la culture et à des loisirs dans des conditions d’égalité et le droit de se développer d’une façon saine et normale dans des conditions de liberté, de dignité, d’amour et de compréhension. Nous demandons que ces droits soient promus, protégés et défendus, ici et ailleurs, aujourd’hui et pour toujours», a déclaré l’une des deux jeunes co-porte-parole des Journées, Célestine Uhde.

La Mobilisation a choisi cette année, le thème «un bouquet de droits». «L’idée derrière ça, c’est de dire que chaque fleur, chaque pétale, correspond à un droit», explique M. Samama. 

Les deux co-porte-parole des Journées, Célestine Uhde, 16 ans et Amine Haouari, 10 ans remettront le 19 novembre lors du conseil municipal de la Ville de Québec, un bouquet de fleurs aux élus. Sur ces bouquets confectionnés par des enfants, il y aura écrit des droits essentiels à leurs yeux.

La programmation complète est disponible au : https://ensemblepourlesenfants.wordpress.com/