Les participants s'étaient donné rendez-vous jeudi au Centre des congrès. Ils se sont rendus jusqu’au Château Frontenac où les premiers ministres du Canada et du Québec, Justin Trudeau et Philippe Couillard, ont rencontré les hommes d’affaires jeudi matin.

La mobilisation anti-G7 se précise

La mobilisation de la société civile contre le Sommet du G7 de juin se précise. En marge d’une première manifestation somme toute modeste, jeudi, des groupes sociaux de la capitale ont levé le voile sur une partie de l’agenda militant: le contre-sommet aura lieu devant l’Assemblée nationale, des activités seront organisées à La Malbaie, une fête d’accueil sera célébrée pour les chefs d’État et les citoyens seront invités à participer à des marches populaires à Québec.

L’action de visibilité du jour était une protestation contre la présence au Château Frontenac des représentants des grands lobbys économiques des pays du Groupe des 7 (G7). Les participants à ce Sommet d’affaires B7 (Business Summit 7) préparent à Québec leurs «recommandations» à l’adresse des chefs d’État qui discuteront de l’avenir du monde au Manoir Richelieu les 8 et 9 juin.

En fin d’après-midi jeudi, ils étaient donc quelques dizaines devant le Centre des congrès. Entonnant des slogans contre le président américain Donald Trump, contre la répression policière, contre la présence des premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard au B7 de Québec, les marcheurs se sont rendus devant l’hôtel accueillant la rencontre.

«Derrière des portes closes […] les plus riches, le fameux 1%, complotent pour influencer les dirigeant-e-s du G7. Difficile de trouver une meilleure occasion pour lancer les mobilisations contre le G7», notaient les organisateurs, la Coalition Eau Secours, le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (RÉPAC) ainsi que le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste.

La manifestation s’est bien déroulée, sous haute surveillance policière. Quelques protestataires plus échauffés ont échangé des mots d’amour avec les représentants de forces de l’ordre qui ont répliqué en bombant le torse... Puis vers 18h, tout le monde est rentré à la maison.

Plus tôt jeudi, des groupes sociaux de la capitale ont lancé la mobilisation locale contre le Sommet du G7. En conférence de presse, ils ont notamment convié la population à une manifestation unitaire le 9 juin et à un forum populaire les 9 et 10 juin devant l’Assemblée nationale. 

«Pourquoi se mobiliser?» demande à propos Marie-Ève Duchesne, porte-parole des Groupes de Québec mobilisés contre le G7. Pour présenter un contre-discours sur une multitude de thématiques: la répression policière, l’absence de transparence de l’exercice, les sommes considérables décaissées pour l’organisation du sommet international…

Leurs revendications sont regroupées en six thématiques principales: les enjeux écologistes, l’égalité homme-femme, les paradis fiscaux, le racisme systémique, les inégalités sociales et l’autodétermination des peuples autochtones.

Les organismes de la région de la capitale ne sont pas les seuls à rédiger l’agenda militant du début juin. Le Réseau de résistance anti-G7 a déjà annoncé une marche unitaire le 7 juin, en soirée, à Québec. Ainsi qu’une journée de perturbation le 8 juin.

De grandes organisations nationales de défense des droits et syndicales se préparent également à se faire entendre.

Le G7 est composé du Canada, de la France, des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Japon et de l’Italie. 

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