«Les députés, les élus, là, il faut qu’on ait une image et qu’on soit irréprochable», a déclaré Andrée Laforest.

La ministre Laforest a L’Ancienne-Lorette à l’œil

La ministre des Affaires municipales Andrée Laforest refuse de spéculer sur ce qui arrivera à la Ville de L’Ancienne-Lorette à la fin de l’enquête en cours, mais elle continue de suivre la situation de près.

«Présentement, on vit certaines situations particulières avec certains maires», a-t-elle évoqué en point de presse pour annoncer la mise sous tutelle de la Ville de Chambly mercredi. La ministre a par la suite ajouté que le cas du maire de L’Ancienne-Lorette Émile Loranger «peut faire partie» des problématiques.

«Même en tant que ministre, les députés, les élus, là, il faut qu’on ait une image et qu’on soit irréprochable», croit Mme Laforest.

Mardi soir, le maire de L’Ancienne-Lorette Émile Loranger a refusé de se retirer de son poste de maire le temps que la Commission municipale du Québec (CMQ) termine l’enquête sur son comportement. Et ce, même si les conseillers municipaux ont voté une résolution en ce sens à l’unanimité.

C’est Mme Laforest qui avait demandé en décembre à la CMQ d’ouvrir une enquête sur les agissements de M. Loranger. À l’époque, les conseillers municipaux voulaient faire la lumière sur la plainte de harcèlement psychologique qui avait été déposée contre lui. M. Loranger avait décidé de trancher, même si la résolution le concernait personnellement. Aujourd’hui, la ministre Laforest dit attendre «les résultats de l’enquête» avant d’aller plus loin.

Chose sûre, la ministre a annoncé son intention de resserrer les règles d’éthique et de déontologie dans les municipalités, afin que «les citoyens retrouvent la confiance envers leur institution municipale». «Il faut également donner plus de pouvoir à la Commission municipale du Québec pour faciliter ses interventions», croit-elle.