À gauche, Stéphane Modat, chef du restaurant Le Champlain au Château Frontenac et Dave Laveau, directeur général de Tourisme autochtone Québec et vice-président de l’association touristique des autochtones du Canada.

La gastronomie autochtone à l’honneur au Château Frontenac

La cuisine des Premières-Nations sera à l’honneur les 25 et 26 août au Château Frontenac à l’occasion de la deuxième édition de l’évènement gastronomique À la rencontre des grands chefs. Chaque chef d’une des 11 nations sera jumelé à un chef d’un restaurant de Québec. Ils proposeront aux visiteurs des bouchées inspirées de la gastronomie autochtone.

L’objectif de cet évènement est de créer des ponts et un dialogue entre les Premières-Nations et les allochtones grâce à la cuisine. Un évènement qui réunit deux volets touristiques très forts actuellement, le tourisme gourmand et le tourisme autochtone. 

«C’est un partage entre deux chefs. Ça va être quelque chose de culturel, mais revampé un petit peu dans une histoire de partage. On va retrouver tous les poissons qu’on trouve au Québec, des viandes qui se rapprochent le plus de la viande sauvage comme du cerf», explique Stéphane Modat, chef du restaurant Le Champlain au Château Frontenac.

À la base, l’idée de créer un tel événement vient de Robert Mercure, le directeur général du Château Frontenac. «Il m’a appelé pour voir si on pouvait développer quelque chose ensemble sur la cuisine des Premières-Nations», confie Dave Laveau, directeur général de Tourisme autochtone Québec et vice-président de l’association touristique des autochtones du Canada. «On a donc imaginé un évènement culinaire qui provoque le rapprochement, la rencontre, le dialogue et on a identifié des restaurants qui ont bien voulu se lancer dans l’aventure», poursuit-il.

Les restaurateurs de Québec ont été envoyés dans les territoires des Premières-Nations avec le chef autochtone avec lequel ils étaient jumelés pour créer les mets qui seront présentés lors de l’évènement fin août. Le chef Modat, jumelé à un chef inuit, s’est rendu dans le Grand-Nord pour découvrir et s’imprégner de la façon de vivre et de cuisiner des Inuits.

«C’est de voir comment ils mangent [un produit] et comment, moi, je le mangerais. Comment on va faire pour trouver un juste milieu entre les deux, qui va plaire à tout le monde et qui va démocratiser cette cuisine-là», souligne M. Modat. Dans le nord du Québec, des arbres il n’y en a pas. Donc pas de feu. Si tu veux manger quelque chose, tu le manges cru.»

Selon le chef du Château Frontenac, la gastronomie québécoise émane des Premières-Nations. «On n’a rien inventé, ils étaient là bien avant nous. Ils mangeaient déjà ce qu’il y avait sur le territoire.»

L’évènement se tiendra les 25 et 26 août au Château Frontenac de  12 h à 17 h.