Christa Soulabaille, du Croquembouche

La galette des rois fait fureur!

À la veille de l'Épiphanie, la galette des rois est convoitée par les fins palais et les amateurs sont nombreux à s'en procurer une... ou plus d'une!

Sur la rue Saint-Joseph, en Basse-Ville de Québec, la boulangerie pâtisserie Croquembouche fourmillait vendredi après-midi lorsque Le Soleil a été accueilli par Patrice Soulabaille et sa femme, Christa.

Le propriétaire surveillait du coin de l'oeil les plaques sur lesquelles des galettes étaient presque cuites. «Il va manquer qu'un seul petit coup de pinceau pour étendre du sirop qui rendra le côté lustré à la galette», dit-il. 

M. Soulabaille ne le cache pas: ce qui fait le secret d'une bonne galette, ce sont de bons ingrédients. «Et c'est fait à 60 % de beurre!» s'exclame-t-il.

À l'intérieur de chacune, une fève (ou plus d'une, selon les envies clients) est déposée. «Il y a des thèmes chaque année. Cette année, c'est la crèche. Et on a aussi des fèves en forme de pâtisseries», dit le pâtissier de formation en montrant les figurines de porcelaine aux formes diverses. 

Il n'y a pas que les Français qui raffolent de la galette, témoigne-t-il, soulignant à quel point la galette des rois a gagné en popularité au fil des ans. Depuis l'ouverture du commerce, il y a 15 ans, le nombre de galettes produites chaque année est passé de 60 à près de 700 cette année. Et la tradition demeure la même, du moins en France, d'où Patrice Soulabaille est originaire: «celui qui a la fève paie la bouteille», s'exclame-t-il. 

Le processus de fabrication est long; il faut mettre au moins quatre jours pour créer une seule galette. 

«J'en vends normalement jusqu'à la mi-janvier. Après, on prend des vacances», partage M. Soulabaille, qui rappelle que plusieurs pâtisseries, dont les sortes sont variées, sont encore disponibles.