Les faiblesses de la structure ont été découvertes l’an dernier quand des travaux d’urgence ont dû être effectués sur la partie centrale de la façade. «Les pierres du haut, sur lesquelles est insérée une croix, étaient totalement désolidifiées», explique Gilles Gignac, directeur général de la paroisse Notre-Dame-de-Québec.

La façade de la basilique Notre-Dame-de-Québec cachée jusqu’en novembre

Si vous trouvez la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec majestueuse… il vous reste deux mois pour aller la voir! Elle sera ensuite recouverte d’un écrin d’échafaudages et de toiles jusqu’à la fin novembre.

Les estivants et amateurs d’architecture religieuse seront peut-être déçus au cours de la haute saison touristique. La façade et ses tours seront cachées. «C’est toute la maçonnerie, en priorité de nos deux clochers, qui a besoin d’être rafraîchie et dans certains endroits refaite», explique au Soleil Gilles Gignac, directeur général de la paroisse Notre-Dame-de-Québec.

«L’église demeurera ouverte», tient-il à préciser. «Cet été, il n’y aura pas d’impact pour les visiteurs à part que, ceux qui prennent des photos, c’est moins beau avec des échafaudages.»

La paroisse entend cependant embellir le tout avec une immense toile sur laquelle sera reproduite l’image de la devanture de la basilique-cathédrale. «Ça choque moins l’œil un peu pour les gens qui voudraient quand même avoir un souvenir. […] On ne veut pas que le coup d’œil soit uniquement des échafaudages. On veut représenter la structure du bâtiment pour que les gens puissent avoir un coup d’œil. Parce qu’on continue quand même à avoir des célébrations, on continue à avoir des mariages.»

Travaux d’urgence

Les faiblesses de la structure ont été découvertes l’an dernier quand des travaux d’urgence ont dû être effectués sur la partie centrale de la façade. «Les pierres du haut, sur lesquelles est insérée une croix, étaient totalement désolidifiées.»

Une inspection a suivi. «Il n’y a pas de danger que les morceaux tombent.» Mais il est grand temps d’intervenir, ont conclu les experts.

Il faut dire que le mortier a un âge vénérable. «La maçonnerie actuelle doit remonter au XIXe siècle et, même, il y en a un peu avant, aux alentours de fin 1700, début 1800», évalue Gilles Gignac.

Outre les années qui s’envolent, l’ouvrage est éprouvé par la modernité, l’urbanisation. Surtout par le passage des véhicules lourds dans les rues étroites du secteur.

«Le problème qu’on connaît ici, c’est la vibration du milieu. On est sur le roc», explique M. Gignac. «Dans le temps où tout le monde était à pied, quand la ville de Québec avait 400 personnes, ce n’était pas dommageable. […] Il y a 300 ans, ça ne vibrait pas fort sur la rue Buade!»

«Aujourd’hui, il passe des autobus, il passe un grand nombre de camions lourds, le déneigement mécanique», poursuit-il. «Au fil des années, ça crée une vibration assez régulière sur le bâtiment. Alors, à la longue, la maçonnerie finit par s’effriter un peu.»

Le chantier se poursuivra l’année prochaine. «Ça va se faire en deux phases. La plus grande phase se fait cette année. Ça concerne toute la façade et le côté nord de l’église. Puis, en 2020, on va faire le côté sud qui est le côté le long de la rue Buade.»

Les contrats ne sont pas encore signés. Mais M. Gignac évalue qu’il en coûtera environ entre 1,5 et 2,1 millions $ pour mener à terme le chantier. Si l’église dont l’histoire remonte à 1647 ne leur réserve pas trop de surprises.

Autres façades restaurées

Il y aura beaucoup de maçons au travail dans le coin cette année. Le Soleil rapportait récemment que la chapelle du Séminaire-de-Québec, voisine de la basilique, subira également une cure «majeure» de mars à juin. Ici aussi, les façades de pierres du bâtiment patrimonial érigé entre 1888 à 1890 doivent être retapées.