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La Dauphine, située sur la rue D’Auteuil, dans le Vieux-Québec, avait ouvert il y a quatre ans un refuge de nuit pour les jeunes sans ressources, de 16 à 35 ans. Face à la demande grandissante des besoins, et dans un souci de rejoindre les jeunes sur le terrain, là où ils se trouvent, l’idée d’un refuge ailleurs qu’en haute-ville a fait son chemin.
La Dauphine, située sur la rue D’Auteuil, dans le Vieux-Québec, avait ouvert il y a quatre ans un refuge de nuit pour les jeunes sans ressources, de 16 à 35 ans. Face à la demande grandissante des besoins, et dans un souci de rejoindre les jeunes sur le terrain, là où ils se trouvent, l’idée d’un refuge ailleurs qu’en haute-ville a fait son chemin.

La Dauphine ouvrira un refuge pour jeunes en basse-ville

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
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La Dauphine est optimiste de pouvoir ouvrir l’été prochain un refuge pour jeunes de la rue dans le secteur Limoilou. Pour le moment, la direction préfère rester discrète sur l’endroit où sera offert ce nouveau service.

En entrevue au Soleil, le directeur général Ken Risdon explique que son organisme a déjà amassé l’argent nécessaire et que le conseil d’administration a donné son aval au projet. «On achète un bloc pour faire de l’hébergement transitoire. Et, dès qu’on aura de l’espace, dans un deuxième temps, peut-être cette année, on souhaite offrir de l’hébergement d’urgence. On sait que c’est un grand besoin. C’est pour cette raison qu’on s’en va vers ça rapidement.»

La Dauphine, située sur la rue D’Auteuil, dans le Vieux-Québec, avait ouvert il y a quatre ans un refuge de nuit pour les jeunes sans ressources, de 18 à 35 ans. Face à la demande grandissante des besoins, et dans un souci de rejoindre les jeunes sur le terrain, là où ils se trouvent, l’idée d’un refuge ailleurs qu’en haute-ville a fait son chemin.

Pour le moment, la Dauphine a un oeil sur deux immeubles adjacents, l’un de quatre logements, l’autre de six, afin d’accueillir plus d’une dizaine de jeunes. En raison de la grandeur des appartements, plusieurs logeraient dans le même espace. Certaines portions des édifices pourraient accueillir des services, comme des cuisines éducatives.

Reste à obtenir les permis municipaux afin d’être en mesure d’ouvrir au début juillet. «Si j’ai le droit, par exemple, d’utiliser les garages comme plateaux de formation ou centres de jour, on achète, ça va devenir officiel. Si on ne peut pas, on va se virer de bord et aller ailleurs, mentionne M. Risdon.

«Mais c’est sûr qu’on va acheter en basse-ville (Limoilou), dans des secteurs où nos jeunes se trouvent, poursuit-il. On ne veut pas aller là où les jeunes ont déjà des services. On va aller où il y a des trous de services.».

Le refuge permettrait d’aider les jeunes sans ressources d’avoir un toit et faire l’apprentissage de la vie en société, avec l’aide d’intervenants qualifiés. «Il y a des jeunes qui sortent des centres jeunesse et qui n’ont aucune idée c’est quoi être en appartement. Ils vont apprendre à gérer un budget, à faire leur épicerie. Ils pourront aussi être aidés dans leurs démarches juridiques.»

M. Risdon explique ne pas vouloir mettre en place «de grosses structures», préférant être capable de déménager au besoin, selon les besoins changeants des jeunes. «Si dans six ou sept ans, les problématiques se déplacent, on va aller ailleurs. On va suivre la mobilité des jeunes.»

La Dauphine, située sur la rue D’Auteuil, dans le Vieux-Québec, avait ouvert il y a quatre ans un refuge de nuit pour les jeunes sans ressources, de 16 à 35 ans. Face à la demande grandissante des besoins, et dans un souci de rejoindre les jeunes sur le terrain, là où ils se trouvent, l’idée d’un refuge ailleurs qu’en haute-ville a fait son chemin.

Casse-tête

Par ailleurs, comme pour beaucoup d’organismes communautaires, la crise sanitaire a forcé le personnel de Dauphine a faire preuve de débrouillardise et de résilience. Les services aux jeunes ont été adaptés à la nouvelle réalité. Le centre de jour reste ouvert, mais avec distanciation physique. Les rencontres individuelles ont remplacé les réunions de groupe. Il a aussi fallu faire l’achat d’ordinateurs et de tablettes pour les cours virtuels, à l’école de la rue. 

La pandémie a forcé la direction à travailler avec un nombre réduit d’employés. Récemment, trois intervenants ont été forcés de s’absenter de leur poste pendant une dizaine de jours après avoir été en contact avec un jeune testé positif à la COVID-19. 

«C’est beaucoup de gestion de personnel et de réorganisation du travail, souligne M. Risdon. On est toujours à la limite, à se casser la tête. Mais d’un autre côté, il s’est développé une belle solidarité dans les équipes.»