La coopérative qui doit prendre les rênes du Soleil a été officiellement créée, mercredi midi, lors d’une assemblée de fondation.

La coop «Le Soleil» officiellement fondée [VIDÉO]

Voilà qui est fait: la coopérative qui doit prendre les rênes du Soleil a été officiellement créée, mercredi midi, lors d’une assemblée de fondation.

«C’est un moment historique: après 123 ans d’histoire, Le Soleil change de mode de propriété et est repris par la communauté et on l’officialise aujourd’hui avec la fondation de la coopérative. Alors on est fébrile parce qu’on sait maintenant que si la vente est approuvée le 18 décembre prochain [ndlr: il reste encore quelques étapes pour sortir Le Soleil de la faillite, dont une assemblée des créanciers suivi un retour devant le juge de faillite, le 18], on a les outils administratifs pour repartir l’entreprise sur de nouvelles bases et continuer à servir nos lecteurs et la communauté de Québec», s’est réjoui le président du syndicat de la rédaction du Soleil, Jean-François Néron.

Celui-ci a été élu mercredi président du conseil d’administration de la coopérative nouvellement formée. La rédactrice en chef du Soleil, Valérie Gaudreau, a pour sa part été élue vice-présidente. Michaël Drolet et Gisèle Roy, employés de la publicité, de même qu’Yvon Gauvin et Guylaine Lévesque (employés de bureau) compléteront le c.a.

Jean-François Néron, Guylaine Lévesque, Yvon Gauvin, Valérie Gaudreau, Gisèle Roy et Michaël Drolet forment le c.a du Soleil.

Rappelons qu’en août dernier, l’ex-propriétaire Martin Cauchon avait placé Groupe Capitales Médias, qui regroupe Le Soleil et cinq autres quotidiens régionaux, sous la protection de la Loi sur les faillites et demandé une aide d’urgence au gouvernement du Québec. Celui-ci a alors accepté de verser 5 millions $, le temps de trouver un repreneur, ce qui fut fait le 21 novembre, quand le juge de faillite a préféré le projet de coop à une offre de Métro Média.

Le plan de coopérative impliquait moins de coupures de postes, mais signifie tout de même la fermeture d’une imprimerie, un gel de salaire pour deux ans et la terminaison (avec une perte d’environ 25 %) des régimes de retraite à prestation déterminée de 900 retraités et 300 employés.