Vincent Thériault, l’un des cofondateurs de Surmesur, espère étendre son offre avec des collaborations pour ouvrir des poins de vente chez des détaillants déjà établis.

La conquête de Surmesur

À la conquête de l’Amérique du Nord, l’entreprise de vêtements pour hommes Surmesur espère devenir une référence continentale d’ici trois ans. Ses fondateurs ont déjà ouvert des points de vente à Chicago et Pittsburgh; ils visent maintenant étendre leur offre aux États-Unis et percer le marché mexicain.

Vincent Thériault, l’un des deux frères qui ont fondé Surmesur à Québec il y a presque huit ans, espère profiter de la présence de son entreprise au FN Platform de Las Vegas, en début de semaine prochaine, pour accumuler les cartes de visite. Surmesur fait partie d’une délégation d’entrepreneurs de la mode québécois qui s’envoleront pour le Neveda afin de prendre part à ce grand rendez-vous qui rassemble des entreprises et des concepteurs de partout. 

Cette participation se compare-t-elle à une partie de pêche ou l’entrepreneur attendra-t-il que le poisson vienne mordre à sa ligne? «Eh bien, c’est un peu des deux», répond M. Thériault en riant. Surmesur souhaite consolider sa présence aux États-Unis, mais l’entrepreneur reconnaît ne pas avoir de plan précis sur la prochaine ville où son entreprise s’installera. «Est-ce que les opportunités d’affaires vont venir de Miami, de Los Angeles ou de l’Alabama? On ne sait pas encore». 

Concept méconnu

L’entrepreneur mise sur la nouveauté de la formule offerte par Surmesur pour charmer de potentiels partenaires d’affaires américains et mexicains. «On est méconnu dans notre concept. On veut développer des collaborations pour ouvrir des points de vente chez des détaillants» déjà établis dans certains marchés, explique Vincent Thériault.

L’entreprise cherche à s’associer avec des détaillants pour offrir leurs services à une clientèle qui fréquente déjà le magasin. «On veut révolutionner l’offre. En gros, on va pouvoir vivre de leur achalandage et ça permet [aux détaillants] de réduire leur inventaire», avance-t-il. 

Si Surmesur investit depuis plusieurs années pour se faire connaître à l’étranger, M. Thériault ne cache pas sa fierté que des entrepreneurs de mode de la capitale fassent partie de la délégation québécoise. Montréal, reconnaît-il, est souvent considérée comme le centre névralgique du milieu de la mode québécoise. 

«Le Québec représente 48 % de toute l’industrie de la mode au Canada», avance la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, qui fera partie de la délégation. 

Vitrine à Las Vegas

Jointe par Le Soleil samedi, la ministre est d’avis que les créateurs québécois auront une belle vitrine à l’événement de Las Vegas. «On n’a pas une assez grande force de frappe», commente-t-elle, convaincue que le Québec peut faire rayonner davantage à l’étranger ses entrepreneurs du monde de la mode. «Il n’y a pas beaucoup de secteurs où on est aussi forts», ajoute-t-elle. 

La ministre participera entre autres à des rencontres avec des dirigeants d’entreprise. C’est la première fois qu’une telle délégation québécoise participera à un événement comme celui de la semaine prochaine. 

«Le gouvernement est engagé à augmenter la visibilité de nos entrepreneurs. C’est un secteur déjà fort, et il faut le rendre plus fort encore», conclut Mme Anglade.