Aymen Derbali, qui est père de trois enfants, est devenu paraplégique lors de l'attaque qui a fait six morts et cinq blessés graves le 29 janvier 2017.

La collecte de fonds pour Aymen Derbali surpasse son objectif

MONTRÉAL — Une campagne de financement pour un homme ayant perdu l'usage de ses jambes dans l'attentat à la Grande Mosquée de Québec, l'an dernier, a atteint son objectif de 400 000 $.

Aymen Derbali, qui est père de trois enfants, est devenu paraplégique lors de l'attaque qui a fait six morts et cinq blessés graves le 29 janvier 2017.

Selon des témoins, M. Derbali a été atteint par sept balles alors qu'il tentait d'attirer l'attention du tireur, dans le but d'aider d'autres personnes à fuir.

DawaNet, une organisation à but non lucratif canado-musulmane, avait lancé la campagne de financement en décembre afin d'aider M. Derbali et sa famille à acheter une résidence près de la mosquée, qui sera adaptée à M. Derbali, qui se déplace en fauteuil roulant motorisé.

Le directeur principal du Conseil national des musulmans canadiens, a dit qu'il «ne pouvait pas y avoir une meilleure nouvelle à recevoir un vendredi».

«Ça a vraiment démontré ce qu'est le Canada, ses valeurs d'inclusion et d'acceptation, et son opposition à la haine et la division», a déclaré Ihsaan Gardee en entrevue téléphonique.

Les organisateurs espéraient atteindre le seuil des 400 000 $ avant le premier anniversaire de la tuerie, le 29 janvier dernier, mais ils ont finalement atteint leur cible deux semaines plus tard.

En date de vendredi après-midi, près de 411 000 $ avaient été amassés.

Lors d'une cérémonie pour commémorer l'événement à Québec, M. Derbali avait remercié tous ceux qui l'ont appuyé depuis le drame.

«Au-delà de la tragédie qu'on a vécue, on a vraiment vu la nature des gens du Québec, du Canada, la nature généreuse, le bon coeur, on l'a senti vraiment, toute la communauté», avait-il déclaré devant la foule réunie à l'extérieur le 29 janvier dernier.

«On est fiers d'être ici et d'être des Québécois.»

M. Derbali effectue une thérapie à un centre de réadaptation en ce moment, mais il espère déménager d'ici l'été.

Il a dit en janvier à La Presse canadienne qu'il espérait vivre près de la mosquée puisque prier l'aide à se remettre psychologiquement de ce qu'il a vécu.

L'auteur présumé de l'attentat doit subir son procès en mars. Il est accusé de six chefs de meurtre prémédité et de six chefs de tentative de meurtre.