L’équipe de la clinique de dépistage se préparait pour une grosse journée de boulot à l'école primaire Sans-Frontière, dans Vanier, mercredi matin.
L’équipe de la clinique de dépistage se préparait pour une grosse journée de boulot à l'école primaire Sans-Frontière, dans Vanier, mercredi matin.

La clinique de dépistage déployée à l’école Sans-Frontière dans Vanier [VIDÉO]

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
En raison d’une éclosion de cas de COVID touchant trois élèves et «moins de cinq membres du personnel», une clinique de dépistage a été déployée mercredi matin à l’école primaire Sans-Frontière, dans le secteur Vanier. Cette opération de prévention, une première dans une école de Québec, s’étendra jusqu’à jeudi, en fin de journée, afin de permettre de tester quelque 300 personnes.

Dès 7h, plusieurs parents se sont présentés à l’établissement afin que leurs enfants subissent un prélèvement par voie nasale, avec écouvillon. Tous avaient reçu la veille une lettre leur recommandant fortement de se prêter à l’exercice en raison de risques plus élevés de contamination.

«C’est stressant. On fait comme tout le monde, on est venus», lance une mère, accompagnée de sa fille. «Je l’ai retirée de l’école hier, alors on vient chercher ses choses.»

«Ça s’est bien passé, mais c’est sûr que c’est inquiétant», avouent Bruna et Andre Monteriro, rencontrés à leur sortie de l’école avec leurs deux fillettes de 4 et 7 ans.

Une autre mère s’enquiert de la situation auprès d’une employée avant d’aller chercher sa fille qui patiente dans son auto.

«On peut y aller tout de suite? Ce n’est pas trop le chaos en dedans?»

«Non, non, vous pouvez venir», lance une employée de l’école, masque et visière au visage.

Deux heures après l’ouverture de la clinique, une cinquantaine d’élèves et d’employés avaient subi un test de dépistage. Deux équipes de deux personnes seront à pied d’oeuvre, mercredi et jeudi, de 7h à 18h, afin de tester le plus grand nombre de personnes possibles.

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Résultats en deux jours

L’éclatement de deux «bulles-classes» a mené au déploiement de la clinique mobile. Même si la directrice de l’établissement a été mise en isolement préventif, les cours continuent à se donner normalement.

«Après analyse, la Santé publique a recommandé un dépistage massif. Les familles répondent bien à la demande de prélèvements, mentionne Serge Garneau, directeur adjoint des soins généraux de santé du CIUSSS de la Capitale-Nationale. «C’est la première fois qu’on déploie une équipe de dépistage dans une école. On se croise les doigts pour qu’il n’y en ait pas d’autres.»

Les personnes ayant subi des tests peuvent s’attendre à recevoir leurs résultats d’ici vendredi. «Dès que nous recevons des résultats, nous déployons des dizaines de personnes pour effectuer la divulgation, précise M. Garneau. Les cas positifs sont appelés dans l’heure qui suit, dès la réception, et les cas négatifs le sont dans la journée.»

Coup de pouce

Face à la remontée de la contamination et de l’augmentation des tests de dépistage, le CIUSS a raffiné ses méthodes et fait davantage appel à des entreprises privées, autant pour les procédures en laboratoire que pour la divulgation des tests. Une entente avec une firme de Laval permettra d’effectuer un millier de tests supplémentaires par jour d’ici la fin de la semaine.

L’école Sans-Frontière est le troisième établissement scolaire de Québec à devoir composer avec une éclosion de COVID, après Dominique-Savio (huit cas) et la Grande-Hermine (trois cas), dans le secteur Limoilou.

Depuis la rentrée, une vingtaine d’écoles de la Capitale-Nationale ont été touchées par des mesures d’isolement après la découverte d’au moins un cas de coronavirus.