Jean-François Gosselin, sur une photo remontant à 2007.

Jean-François Gosselin songe à la mairie

L'ex-adéquiste Jean-François Gosselin songe à briguer la mairie de Québec. Il dit être «en réflexion» en lien avec sa vie personnelle, et non parce qu'il craint de se mesurer au maire actuel Régis Labeaume.
«Affronter le maire Labeaume, ça ne fait pas vraiment partie de ma réflexion (...) Ça ne me fait pas peur», lance le candidat potentiel en entrevue téléphonique. Celui qui a été élu député de l'Action démocratrique du Québec (ADQ) de 2007 à 2008 soutient qu'il connaît le tempérament du maire. «Je sais comment il est, je m'attends à ce qu'il lance de la bouette». M. Gosselin dit se donner un maximum de deux semaines pour prendre sa décision.
Depuis que le Journal de Québec a évoqué sa candidature, en fin de semaine, M. Gosselin dit avoir reçu plusieurs appels d'appui. «Le téléphone arrête pas, c'est surprenant. Je ne m'attendais vraiment pas à ça.» Mais le père de 4 enfants, qui dirige l'entreprise familiale Amis-Maux en plus d'être entraîneur au soccer et au hockey, dit vouloir prendre le temps de consulter sa famille.
M. Gosselin dit avoir été sollicité ces dernières semaines par son «ami» Frédérick Têtu, enseignant de philosophie au Cégep Garneau et chroniqueur politique. Les deux hommes ont milité ensemble au sein de l'ADQ.
En entrevue à Radio X mardi, M. Têtu a confirmé qu'il était en train de jeter les bases d'un nouveau parti politique municipal à Québec. Il dévoilera le nom et les grandes idées de ce parti lors d'une annonce «la semaine prochaine». 
Contre le SRB
Chose certaine, ce parti se positionnera contre le projet de Service rapide par bus (SRB) et pour la construction d'un troisième lien routier entre Québec et Lévis. Il s'attaquera également aux voyages et aux dépenses de l'administration actuelle. 
Jean-François Gosselin, 42 ans, est détenteur d'une maîtrise en administration des affaires (MBA) d'une université américaine. Après son bref passage à l'Assemblée nationale, il s'est présenté pour le Parti libéral du Québec dans La Peltrie en 2012, mais a été défait. Il a aussi été conseiller dans le cabinet du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, en 2014. 
Le maire Régis Labeaume a fait peu de cas mardi de la perspective d'affronter M. Gosselin lors de la prochaine campagne. «C'est la démocratie, y'a pas de soucis», a-t-il simplement déclaré en point de presse avant le conseil municipal «Je n'ai rien à dire. Dans trois mois je n'aurais rien à dire. Dans cinq mois je n'aurai rien à dire», a-t-il martelé.
L'actuel maire estime aussi qu'il est trop tôt pour discuter d'un éventuel débat entre les candidats.  Avec Valérie Gaudreau