Jardins de l'Hôtel-de-Ville: jeux d'eau, verdure et scène

L'aménagement des jardins de l'Hôtel-de-Ville prévu d'ici la fin 2014 complétera des travaux de 29 millions $ amorcés en 2009 pour rénover le stationnement souterrain et la façade du vieil édifice de 1896 qui en avait grand besoin.
<p>L'horloge de Richard Mille, qui coûte à elle seule 525 000 $ pour la protéger des intempéries est, tel que prévu, intégrée au concept.</p>
Une esquisse des jardins de l'Hôtel-de-Ville présentée jeudi aux médias
Pour la première fois, jeudi, la Ville a dévoilé les plans d'aménagement des jardins réalisés au coût de 7,2 millions $. Difficile de dire si tout le monde va faire «wow!» comme avait évoqué le maire Régis Labeaume, mais force est d'admettre qu'on y trouve les éléments promis.
La place, auparavant bétonnée, cède le pas au gazon. On y trouve aussi des jeux d'eau et des escaliers pouvant former une estrade. Si nécessaire, cet espace, situé au centre des jardins, peut être transformé pour accueillir une scène. Il suffit de couper l'alimentation en eau.
La conseillère Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif, est visiblement satisfaite de la transformation envisagée. «C'était un îlot de chaleur. Il n'y avait pas beaucoup de verdure. Ce n'était pas très accueillant. On veut que les gens se l'approprient et que ça devienne une vitrine pour les touristes», laisse-t-elle savoir.
Les croquis situent également où sera installée la fameuse horloge de l'entreprise suisse Richard Mille, cadeau du canton de Jura pour le 400e de Québec. La pièce unique de 3,5 mètres de hauteur sera aménagée près de la rue Sainte-Anne, côté sud. 
Son coût d'installation pour la protéger des intempéries fait couler beaucoup d'encre depuis lundi. Des médias jurassiens ont même rapporté la grogne qu'elle soulève, notamment auprès de l'opposition à l'hôtel de ville. À ce sujet, Mme Lemieux a répété être à l'aise avec l'investissement qui s'élève à 528 000 $, incluant les honoraires professionnels.
«C'est sûr que les coûts de l'horloge [pour son aménagement dans les jardins] ont fait augmenter les frais. C'est un choix qu'on fait. Les gens ne se rendent pas compte à quel point elle est haute», lance-t-elle, pour illustrer qu'il devenait difficile de lui trouver un endroit après que la Ville eut abandonné l'idée de l'installer à la future bibliothèque Gabrielle-Roy. «Ça embellit la ville et commémore un événement important. La fontaine de Tourny, elle fait partie de la signature de Québec. L'horloge va être prise en photo. Ça sera un objet de curiosité», promet la conseillère.
Les 7,2 millions $ comprennent aussi les travaux à l'entrée principale. Des fouilles archéologiques importantes auront lieu au cours de l'été avant de compléter cette partie des rénovations. S'y trouvent les derniers vestiges du Collège des Jésuites découverts en 1970. 
À cette somme il faut ajouter 5,4 millions $ pour les travaux effectués sur l'hôtel de ville, principalement sur la façade. «Depuis plus de 100 ans, il n'y avait jamais eu de réfection», lance le conseiller Jonathan Julien, vice-président au comité exécutif. 
Des briques du vieil édifice terminé de construire en 1896 étaient cassées, certaines tombaient, et le mortier était fissuré à plusieurs endroits.  Il ne reste plus cette année qu'à étanchéiser les fondations de la façade, côté sud.
Mais la plus grosse part de l'investissement, 16,3 millions $, est cachée. Elle touche la réfection du stationnement de 670 places. Il en coûte 8,8 millions $, uniquement pour la réfection du toit et du système de ventilation et la modification des entrées et des sorties du stationnement, qu'on jure beaucoup plus sécuritaires qu'autrefois.
Dans l'ensemble, M. Julien considère que le prix de réfection en vaut la peine. Il estime le coût de revient à environ 24 000 $ la case de stationnement. C'est encore moins que de construire en neuf au coût de 50 000 $ par case, souligne-t-il. «Après 40 ans, c'était rendu nécessaire», conclut-il.