Le président du C.A. de J'ai ma place, Luc Paradis, le maire Régis Labeaume et le fondateur de J'ai ma place, Mario Bédard, lors de la conférence de presse pendant laquelle l’organisme a remis les derniers 460 000 $ qui restaient dans ses coffres avant de fermer définitivement ses livres.

J’ai ma place cède son siège

Le «projet fou» J’ai ma place ferme les livres après 10 ans d’existence. L’organisme a remis à la Ville de Québec mercredi les derniers 460 000 $ qui restaient dans ses coffres.

«C’était un projet fou. On vendait des sièges fictifs dans un amphithéâtre fictif», se remémore le fondateur de J’ai ma place, Mario Bédard. L’aventure a permis de vendre 5000 sièges pour payer une partie de l’amphithéâtre de 400 millions $. Les revenus nets s’élèvent à 17 millions $. Avec le versement du dernier 460 000 $ à la Ville de Québec, J’ai ma place peut maintenant être dissous. Il n’a plus de raison d’exister.

Le président du conseil d’administration, Luc Paradis, était fier d’annoncer que J’ai ma place a aussi remis au fil des ans 650 000 $ à plus de 50 organismes communautaires par le biais de sa fondation. Cet argent provient des intérêts des millions de dollars placés en fiducie avec la vente des sièges. Il reste à verser en 2018 une somme de 140 000 $ à 10 organismes déjà choisis.

«La première fois que tu es arrivé dans le bureau pour parler de ça, je n’y croyais pas trop. Mais on a fait du chemin», a lancé le maire de Québec à l’endroit de M. Bédard. Les 460 000 $ serviront à commémorer «quelque chose ou quelqu’un qui a été important pour le hockey à Québec», a précisé Régis Labeaume. Cette autre commémoration est en marge de celles déjà prévues pour souligner les grandes périodes du hockey à Québec dont les statues en l’honneur de Jean Béliveau et des frères Statsny, deux oeuvres déjà confirmées.

Priorités maintenues

En 2015, J’ai ma place a cédé à Québecor les contrats d’achat des sièges. C’est l’entreprise qui gère la priorité d’achat des billets de spectacles pour les détenteurs de sièges. Si une équipe de hockey de la LNH venait à s’installer dans la capitale, ils conserveraient leur priorité d’achat de billets pour assister aux parties.

À ce sujet, Mario Bédard ne regrette pas que la venue d’une équipe professionnelle, vue par plusieurs comme une promesse, ne se concrétise pas encore. «On a toujours dit que le hockey c’était la cerise sur le sundae parce qu’on ne le contrôle pas. Quand on a commencé le projet, je m’en allais assister à un concert de Madonna à Montréal et je souhaitais un jour pouvoir la voir à Québec. C’est ce que j’ai fait par après. On voulait un équipement capable d’accueillir ces artistes. Maintenant, on l’a.»