Deux des scénarios de Lévis prévoyaient un rabattement des parcours de la Société de transport de Lévis (STLévis) vers le SRB à l'entrée sud des ponts.

Interconnexion: plus de chances de voir les bus de Lévis à Québec

Il apparaît plus logique que les autobus de Lévis embarquent et débarquent leurs clients à Québec que de demander au Réseau de transport de la Capitale (RTC) d’orchestrer la traversée du fleuve, admet le maire Gilles Lehouillier, qui planche sur l’interconnexion entre les deux rives.

Jeudi, le maire de Lévis a assuré que les quatre scénarios imaginés pour sauver le service rapide par bus (SRB) à Lévis seront considérés dans l’étude à venir sur l’interconnexion, financée à hauteur de 8 millions $ par le gouvernement du Québec.

«On va travailler avec tous les scénarios sur la table. Tout ce qui a été fait n’est pas perdu», a-t-il dit, non sans écarter la possibilité d’une proposition complètement nouvelle. 

Deux des scénarios prévoyaient un rabattement des parcours de la Société de transport de Lévis (STLévis) vers le SRB à l’entrée sud des ponts. Soit sur la route Marie-Victorin, au pied du pont Pierre-Laporte, soit dans le secteur de la rue de la Concorde en plein boom immobilier. 

Un autre scénario suggérait que les bus de Québec desservent la route des Rivières à Saint-Nicolas et le secteur de Saint-Romuald. 

Enfin, il était question d’aménager un pôle d’échanges sur la rive nord, près de l’Aquarium du Québec. La Ville de Québec a depuis choisi de déplacer ce gros terminus sous l’avenue Lavigerie, à proximité du futur Phare du Groupe Dallaire. S’y croiseront notamment le tramway et le trambus, qui formeront le réseau structurant de transport en commun (RSTC) de Québec. 

Limiter les transferts

«On n’a pas de préférence encore. La seule chose que je peux vous dire, c’est que dans les orientations qu’on va probablement donner, c’est […] comment réaliser une interconnexion avec le moins de transferts possible. Parce que plus vous avez de transferts, l’usager il faut qu’il débarque, qu’il rembarque, qu’il débarque, ça ne marche pas», a établi le maire de Lévis. 

N’est-ce pas une façon de dire que les usagers de Lévis doivent se rendre à Québec plutôt que le contraire?

«C’est peut-être ça. On n’en sait rien encore. C’est sûr que ce que vous amenez comme scénario, il y a plusieurs avantages», a convenu l’élu devant deux conseillers municipaux qui hochaient de la tête. «C’est moins coûteux que de réaliser de grandes infrastructures à Lévis», a-t-il notamment avancé. 

M. Lehouillier a répété qu’il cherchait une solution avantageuse pour les deux rives: «Notre objectif, c’est pas d’arriver avec quelque chose qui fera pas l’affaire de Québec. On veut que ça marche notre affaire.»

Le conseil municipal de Lévis va annoncer lundi comment il entend dépenser l’argent reçu du gouvernement provincial pour étudier l’interconnexion. «On va se mettre au travail très rapidement», a déjà indiqué le maire. 

+

BIENTÔT LE LIEN MÉCANIQUE DANS LA FALAISE À LÉVIS

Le lancement d’un appel d’offres pour un complexe hôtelier dans le secteur de la Traverse, à Lévis, est aussi le signal que le lien mécanique prévu dans la falaise se concrétisera bientôt. Le maire Gilles Lehouillier a évoqué jeudi un horizon de «deux à trois ans maximum». Son administration étudie actuellement les technologies disponibles et penche pour un ascenseur plutôt qu’un funiculaire. L’objectif étant que les cyclistes puissent embarquer avec leur vélo. L’ascenseur, qui doit permettre d’admirer la vue sur le quai Paquet, le fleuve Saint-Laurent et Québec, serait idéalement greffé à un futur bâtiment. Au sommet, une passerelle, vitrée aussi, permettrait de rejoindre le haut de la falaise. M. Lehouillier pense à un mode de gestion public-privé et n’exclut pas que les citoyens doivent débourser un montant «minimal» pour utiliser le lien mécanique.

+

TROISIÈME LIEN: LEHOUILLIER VEUT ÉCARTER L'OUEST

Le maire de Lévis demande au gouvernement du Québec d’identifier les sites dans l’ouest qui pourraient accueillir un troisième lien routier interrives. «Je voudrais que d’ici un mois ou deux maximum, on soit capable de nous dire: “Voici les sites potentiels qu’on va regarder pour un troisième lien.” J’ai hâte de voir s’il y en a», a laissé tomber un Gilles Lehouillier particulièrement sceptique, jeudi. L’élu lévisien est un partisan du tracé de l’est et croit, comme la Coalition avenir Québec, qu’il vaut mieux se concentrer sur cette seule possibilité pour économiser du temps et de l’énergie. M. Lehouillier en a profité pour dénigrer l’idée d’ajouter des voies réversibles sur le pont Pierre-Laporte. «C’est complètement ridicule. J’appelle pas ça un troisième lien», a-t-il lancé, convaincu que cette option ne ferait que déplacer les bouchons.